dimanche 26 juin 2016

La "schizophrénie" est faite de notre incompétence à dialoguer.

Avertissement: dénonciation d'une croyance.

"Schizophrénie" anciennement "Dementia Praecox", Bleuler, 1908. C'est la "Forteresse de la psychiatrie" [Szasz]. Les personnes désignées ainsi et leurs familles tentent de se construire autour du concept; les personnes étiquetées s'efforcent de se forger une nouvelle identité à partir de cette idée, et cela fait peu à peu partie intégrante de leur personnalité. Il s'agit d'une croyance qui impacte leur vie.


La lobotomie chimique, non merci.

Schizophrénie ? pseudo-science. Je pense que la pérennisation des conditions est produite par la violence psychiatrique, par les drogues administrées, par l'absence de dialogue, et par l'incompétence des médecins à répérer des conditions somatiques: infections, toxiques et médicaments, etc. La lobotomie chimique ? Non merci. La perte des droits humains élémentaires et l'esclavage psychiatrique ? Non merci.


Le dialogue libère.

Au contraire, on empêche un épisode dit "psychose" de se transformer en "schizophrénie" avec une approche de dialogue ouvert, précoce, à la maison, avec l'entourage et en évitant les médications lourdes. C'est prouvé, recul de 20 ans, plus de schizophrénie en Laponie de l'Ouest. Le dialogue débloque et libère les situations c'est vrai, c'est humain, cela marche [Seikkula].


Une information déséquilibrée.

Si les médecins l'osaient, ils offriraient une information libre sur le sujet, en publiant des critiques du concept qui permettraient aux personnes qui souhaitent s'en affranchir ou bien se faire une seconde opinion, de se ré-informer et de faire leur chemin, et qui inciteraient aussi le législateur à faire preuve de modération. Ce n'est pas le cas. En France, l'internet officiel présente une propagande complètement déséquilibrée sur le concept de "schizophrénie", et même un site indépendant comme wikipedia ignore la critique du concept.


La parole aux usagers.

En France, la recherche est parrainée par les laboratoires pharmaceutiques. Elle s'efforce de valider un concept et une pratique et ne remet pas en cause les pré-supposés. Elle est au service de la promotion des ventes de produits dits "anti-psychotiques". Par exemple la Fondation Fondamental a reçu 250 000 euros des laboratoires pharmaceutiques [Base transparence santé france].

Il me semble que la recherche n'est pas légitime quand elle est faite sans les patients et les usagers experts eux-mêmes.


Le concept de "schizophrénie" est une imposture.

Comme pour beaucoup de pseudo-diagnostics psychiatriques, les études [BPS, Van Os, Gosden] suggérent qu'il s'agit d'un phénomène culturel, lié à la demande des familles et des sociétés de médicaliser les conflits qui s'expriment par des comportements ou des expressions jugées intolérables. On peut affirmer, études à l'appui [Harrow, Wunderick], que la "schizophrénie" en tant qu'étiquette collée à vie, représente un complexe iatrogène provoqué par les pratiques psychiatriques elles-mêmes. La condition est réalisée par les produits psychiatriques administrés sur la durée, par l'endoctrinement de la personne elle-même, de sa famille, et de la société entière. Il n'existe pas de caractérisation pathologique de la soit-disant maladie quasi "constitutionnelle" utilisée pour justifier la lobotomie chimique à durée indéfinie des personnes, malgré les sommes énormes engagées.

L'absence de dialogue humain respectueux de l'autre et la prévalence de l'idéologie psychiatrique sous sa forme de modèle médical avec neutralisation chimique, coercitive et punitive des personnes, caractérisent les cultures qui fabriquent la "schizophrénie". Le modèle extrême est la société soviétique qui inventa les schizophrénies politiques, la "schizophrénie lente". L'absence de "schizophrénie" correspond à l'approche Open Dialogue institutionnelle mise en place en Laponie de l'Ouest depuis plus de vingt ans. Entre les deux on trouve des cultures où l'idéologie psychiatrique occidentale et ses prescriptions ne sont pas omniprésentes.



La schizophrénie comparée à une maladie grave.

Mon argumentaire sera très simple et s'étend bien au delà du simple concept de schizophrénie. Certains psychiatres aiment à comparer le concept de schizophrénie à une maladie grave comme le cancer. Cela leur sert à faire peur et à justifier la mise en œuvre de mesures extrêmes comme la privation des droits et les pratiques de tortures basées sur le droguage forcé des personnes.

Certaines personnes ont un cancer mais ne consultent pas parce que le cancer est à un stade précoce et ne se manifeste pas. On dit qu'il est asymptomatique. Ainsi ces personnes ne se plaignent-elles pas. Leurs proches ne sont pas inquiets a priori et n'exigent pas qu'elles consultent non plus. Mais un examen clinique soigneux, quelquefois un dépistage peuvent permettre d'objectiver par la biologie et par l'imagerie une tumeur que l'anatomo-pathologiste va pouvoir caractériser lors de la chirurgie d'exérèse. Il n'y a plus le moindre doute ni sur le diagnostic ni sur la maladie.

Pour la schizophrénie et pour une large part des étiquettes que les psychiatres ont la prétention d'assimiler à des diagnostics, ce n'est pas ainsi. Les critères de "diagnostic" se présentent sur la forme d'un assortiment hétéroclite de considérations d'appréciation subjective et de nature psycho-sociale, et qui incluent l'expression d'une demande ou d'une observation psycho-sociale de la part de la personne elle-même ou bien de la part d'un proche ou d'un tiers médecin ou non. Si la personne n'exprime pas de demande, si personne d'autre ne manifeste de demande ni d'inquiétude, alors il n'y a pas de maladie. En revanche la simple expression d'une demande suffit à affirmer l'existence d'un "trouble psychiatrique". C'est parce que la psychiatrie est un charlatanisme qui se satisfait de toute espèce de demande, qu'elle soit justifiée, éthique, bénéfique à la personne elle-même, ou bien non, ni ceci, ni cela ni même encore cela ... Et si la demande n'existe pas, et bien l'idéologie la fabrique, et l'empoisonnement médicamenteux fournit les symptômes qui lui manquent.



Dans l'imposture psychiatrique l'expression d'une demande est nécessaire et suffisante pour "diagnostiquer" une "maladie".

Mais revenons à notre argument: Le caractère nécessaire et suffisant de la demande est facile à prouver  par des expériences de type Rosenham. Elle est implicite dans une lecture attentive du DSM, cachée dans les critères ou même carrément avouée par ses rédacteurs. 

Tenez encore une preuve que la demande est nécessaire et suffisante et qu'elle est confondue avec la pathologie par les psychiatres: si vous persistez à consulter parce que vous pensez avoir un cancer alors qu'on ne vous a rien trouvé, c'est que vous souffrez d'une maladie psychiatrique ...

Déjà cela me suffit. J'ai prouvé que la schizophrénie (et le gros de la psychiatrie elle-même) est un mensonge, une pure élucubration, un concept bidon, et que les médecins qui prétendent diagnostiquer une telle imposture sont non seulement des charlatans, mais aussi des criminels par la gravité des conséquences que l'étiquetage va entraîner pour la personne.


Pas de preuve biologique, rien de spécifique, rien qui valide le concept.

Mais bien sûr on peut continuer l'argumentaire. Le second argument est l'absence de preuve au niveau d'un examen clinique somatique, au niveau biologique ou bien en enregistrement de potentiel ou encore au moyen d'une imagerie. Il n'y a rien de spécifique, il n'y a rien qui puisse suggérer que le concept puisse correspondre à une maladie, à une entité qui soit valide au sens des pathologistes. Et cela malgré des sommes énormes, véritablement colossales, engagées depuis des lustres pour cela, pour des méga-études de screening génétique, annoncées à grand tapage comme des succès avant même d'être publiées, puis contredites quelques mois après, ou encore cette montagne de soit-disant études statistiques, toutes plus bidon les unes que les autres, et qui font honte à la science et à l'intégrité journalistique. Comprenez bien les sommes engagées: L'enjeu est le marché des psychotropes pour une industrie mondiale, et c'est aussi la raison d'être de la psychiatrie. Et même l'issue du procès de la psychiatrie et des psychiatres.


Un concept culturel: la "schizophrénie" éradiquée en Finlande par l'approche Open Dialogue.

Absence de dialogue: la "schizophrénie" a disparu en Finlande là où l'approche psycho-sociale dite "Open Dialogue" a été mise en pratique, avec un recul de plus de 20 ans.
Essayez donc de guérir un cancer histologiquement caractérisé par de simples échanges verbaux sur l'ensemble d'une population et revenez ensuite me vendre votre fichue schizophrénie. Allons donc !


La "maladie" qu'on croyait incurable et "à vie" ne l'est pas si la personne parvient à se sevrer elle-même.

On nous vend encore aujourd'hui la "schizophrénie", en France, comme une maladie incurable, qui nécessite un droguage neurotoxique à vie, réalisant une sorte de lobotomie chimique. Expliquez donc alors pourquoi, dans ces statistiques (Harrow, Wunderick), vous trouvez que la moitié des patients qui arrêtent leur droguage psychopharmacologique contre avis médical, ceux-là "guérissent" spontanément de leur soit-disant "schizophrénie". Voilà qui est fort suspect de pseudo-maladie iatrogène, faite de droguage, de traumatisme et d'endoctrinement, pour le moins.


Le droguage de longue durée rend fou par effet direct, par neurotoxicité, par syndrome de sevrage, par dommage cérébral chronique.

L'accoutumance aux drogues neuroleptiques existe, et cela conduit les prescripteurs à augmenter les doses et à polymédiquer les personnes. La dépendance aux neuroleptiques est très marquée avec des phénomènes de sevrages longs et retardés extrêment perturbants et difficiles à supporter. Les adaptations du cerveau au produit induisent des phénomènes dits psychoses d'hypersensibilité. On a mis en évidence un phénomène d'hypersensibilisation à la dopamine. [Aderhold] [Chouinard]


Incompétence médicale inacceptable.

L'incompétence médicale est si grande que les médecins ignorent les effets des produits sur les fonctions supérieures et la qualité de vie, ils nient la neurotoxicité des produits prescrits. Ils ignorent les phénomènes de dépendance et les syndromes de sevrage ou les dommages cérébraux chroniques qu'ils ont provoqué par leurs prescriptions. La plupart des médecins refusent les demandes de sevrage de produits psychiatriques et ne savent pas les gérer. 


Les médecins interprètent faussement les syndromes de sevrage (d'après Peter Breggin), et alimentent le cercle vicieux de l'aggravation.

Le sevrage des produits psychiatriques est plus sévère, plus long et plus dangereux que celui des opiacés.

Syndrome de sevrage aux opiacés (sauf methadone): délai 3-12h, durée 4 à 10 jours.

Syndrome de sevrage aux produits psychiatriques: réactions sévères possibles dès une baisse de dosage de 10%, délai jusqu'à 4 semaines, durée du sevrage parfois des mois, quelquefois des années.

La plupart des médecins n'ont pas appris à reconnaître un syndrome de sevrage, ils ne savent pas en général gérer l'arrêt du traitement, ils interpréteront le syndrome de sevrage comme un motif pour augmenter les doses ou pour polymédiquer le patient en rajoutant un autre poison dans un cercle vicieux d'aggravation, enfin beaucoup refuseront de vous sevrer. C'est la peur de la fameuse "rechute".

Guy Chouinard et d'autres parlent des "psychoses d'hypersensibilisation" dus aux neuroleptiques.
David Healy avoue: "pour certains le sevrage peut être impossible..."


Les "symptomes négatifs" de la "schizophrénie" sont les effets secondaires des produits neuroleptiques.

"Apathie, manque d'intérêt, démotivation, indifférence à tout". (d'après Healy).

Dommage cérébral chronique provoqué par le traitement de longue durée aux neuroleptiques. (d'après Peter Breggin). Signes:

- Troubles des fonctions cognitives, troubles de la mémoire à court terme, difficultés d'apprentissage, inattention, difficultés à se concentrer.

- Apathie et perte d'énergie et de vitalité, indifférence, fatigue. Perte d'intérêt dans les activités créatives et les efforts qui impliquent les capacités mentales supérieures, l'empathie et la spontanéité.

- Dysrégulation affective (instabilité émotionnelle), impatience, irritabilité, changements fréquents d'humeur et anxiété.

Il me parait évident que les "symptomes négatifs" sont liés à la toxicité des produits administrés, et aussi au traumatisme [Priebe] et au désespoir que la psychiatrisation provoque. C'est un engrenage de plus dans la machine à fabriquer des maladies chroniques.


Les causes somatiques des demandes psy ne sont pas reconnues, pas recherchées.

Vous a-t-on informé qu'une large part des demandes psy sont causées par les médicaments eux-mêmes, les substances comme l'alcool, le cannabis, les suppléments herbes, etc, les syndromes de sevrage des médicaments et substances, ou par des conditions qu'on n'a pas pris la peine de rechercher ou qu'on ne connait pas bien: intoxications au métaux (plomb, mercure, manganèse), hormonaux, thyroïde, hypovitaminoses (B, D, folates), diabète, maladies cardiaques, pulmonaires, fatigue, insomnie, fièvre, infections microbiennes, parasitaires, maladie de Lyme, auto-immunes, lupus, hypertension, hypotension, traumatismes, tumeurs ?


Les dits "symptomes positifs", hallucinations, délires, peuvent s'expliquer sans prétendre diagnostiquer une maladie.

La forteresse "schizophrénie" est centrée sur les "hallucinations". Celles-ci se manifestent chez les personnes saines dans des conditions d'isolation sensorielle, d'insomnie, de fièvre, ou d'intoxication par des produits prescrits ou non, ou encore par le sevrage de ces produits. La pratique qui consiste à médiquer tout phénomène mental mal compris empêche de déterminer si les "hallucinations" sont la conséquence directe des produits prescrits ou de l'adaptation du système nerveux aux produits (psychose d'hypersensibilité), ou encore une forme de syndrome de sevrage aux produits.

Les phénomènes intérieurs de type "entente de voix" sont acceptés par certaines cultures au même titre que la voyance ou le chamanisme. Mais certaines cultures intolérantes n'acceptent même pas l'idée que le rêve puisse être porteur de sens pour la personne. Pourtant les expériences classées hâtivement par les psychiatres en "hallucinations" ne me semblent pas très différentes du rêve éveillé. On peut même considérer ces expériences comme une des facettes de la condition humaine. Cela n'est ni exceptionnel ni forcément mal vécu. La suppression chimique de telles expériences revient alors à nier leur potentiel, et à nier l'expérience humaine. Ce peut être le choix de la personne elle-même, sachant qu'il s'agit alors d'une auto-destruction pratiquée au nom du conformisme. Peut-être qu'il serait préférable de redonner à la personne tous ses moyens pour gérer elle-même l'expérience qu'elle traverse, par exemple en développant sa sérénité, son ancrage dans la conscience somatique, ou au moyen d'une bonne hygiène de vie, en renforçant sa personnalité et ses moyens pour faire face aux conflits et les résoudre... Ou encore en développant l'offre de développement personnel et de résolution des traumatismes.

Le goût pour les croyances marginales est aussi une affaire culturelle. Ce n'est pas une maladie. Voudriez-vous considérer que toutes les personnes qui croient à une religion ou une autre sont malades ?


La "schizophrénie" est un complexe iatrogène et culturel.

Conclusion: La schizophrénie n'est que la réponse culturelle d'une société qui médicalise abusivement les émotions, les croyances et les comportements. L'essentiel est de nature iatrogène, par intoxication aux substances prescrites ou non, par syndrome de sevrage de ces substances, et par dommage cérébral induit par l'utilisation chronique de ces substances. Le concept de schizophrénie est un piège culturel de la société qui entretient la consommation chronique de ces substances.

La psychose est cette situation d'anxiété personnelle et collective face à l'incompréhension qu'une personne suscite par ses expériences mentales, par son discours ou son comportement. La meilleure façon de gérer cela est de ne pas céder à l'anxiété mais de proposer un dialogue ouvert inclusif, comme l'approche Open Dialogue de Jaakko Seikkula et collègues.

J'espère qu'on rangera un jour la schizophrénie à coté de ces autres sinistres billevesées psychiatriques aux musées de l'histoire, à coté de la drapetomania des esclaves américains, de la schizophrénie lente des dissidents soviétiques, et de l'hystérie des femmes opprimées.

Mais en pratique c'est le choix des personnes elles-mêmes. On doit accepter que la personne elle-même fasse la demande d'être reconnue comme "schizophrène", et qu'elle puisse résilier cette demande à tout moment.


Et si on se réalisait plutôt ?

Finalement, il me semble que la psychopharmacologie représente l'auto-destruction. Pourquoi s'auto-détruire, quand on pourrait, à la place, entreprendre de s'épanouir et de se réaliser dans chacune de ses dimensions ?


Notes sur les neuroleptiques

Les effets secondaires des neuroleptiques ou antipsychotiques sont graves, cachés, et faussement interprétés comme des signes de la soit-disant "schizophrénie", spécialement les fameux "symptômes négatifs" et les manifestations du sevrage.

D'après Dr Healy:

Effets du système dopaminergique
- Mouvements anormaux
- Tonicité musculaire anormale, dont spasme laryngé, troubles déglutition, crises oculogyre, trismus
- Akathisie
- Perturbations hormonales, gynécomastie, lactation
- Apathie, manque d'intérêt, démotivation, indifférence à tout
- Raideur / perte de mouvement: maladresse, délai à répondre, perte de salive, pencher d'un coté en marchant, difficulté à démarrer et à arrêter la marche
- Dyskinésie tardive
- Autres

Non-liés à la dopamine:
- Agressivité et impatience (d'après Healy... , mais qui reste calme qui est torturé ?)
- Effets anticholinergiques, dont vision floue, sécheresse de la bouche, des cavités nasales
- Enurésie
- Conditions cardio-vasculaires: palpitations, troubles du rythme, myocardite, troubles de la coagulation (phlébite, embolie pulmonaire), détresse cardio-respiratoire
- Catatonie
- Diabète
- Epilepsie
- Syndrome métabolique
- Syndrome malin des neuroleptiques
- Sédation
- Problèmes sexuels
- Problèmes de peau
- Suicide
- Effets sur le système sympathique: constipation, rétention d'urine, troubles érection, hypotension, chutes, palpitations
- Soif, compulsion à boire
- Prise de poids
- Syndromes de sevrage, dépendances

Plus, d'après le Dr Peter Breggin:
- Syndrome cérébral organique chronique (Déficience cérébrale chronique)
- Difficultés à réaliser soi-même les effets des produits, dont la détérioration cognitive et l'instabilité émotionnelle

Plus:
- Les effets sur le foetus et l'allaitement
- Autres effets selon les produits (Les listes données sont incomplètes)

Plus:
- Les effets qu'on interprète à tort, comme la perte du discernement, les hallucinations ou les soit-disant "symptômes négatifs"
- Les effets des polymédications, sur lesquels on ne sait rien
- Les effets qu'on ne connaît pas.


Notes sur la "psychose":

Historiquement, la psychiatrie a été inventée pour escamoter des rues des villes les indigents qui s'y trouvaient: c'est à dire que la psychiatrie est une idéologie conçue spécifiquement pour répondre aux demandes des familles et des sociétés de violer les droits de la personne prétendument au nom du bien.

Selon moi, la "psychose" n'est pas une notion médicale, mais un jugement porté. Le mot désignait à l'origine l'interné de force qui ne coopérait pas. Aujourd'hui cela désigne un parti-pris vis à vis de  l'incompréhension qu'une personne suscite, c'est à dire un instrument dans l'expression d'un conflit. 

C'est pourquoi Il me parait absurde d'appeler un médicament un "antipsychotique". Ne prenez pas parti contre la personne et la psychose n'existe pas. C'est l'inhibition émotionnelle qui est l'effet généralement recherchée avec ces produits. Le mot neuroleptique décrit la docilité pharmacologique induite expérimentalement sous sa forme extrême de catatonie. Changer les mots est un artifice qui revient à effacer toute la documentation associée à un produit ou à un concept. Ce genre de changement est un tromperie, une sorte de "relookage marketing", qui est pratiqué régulièrement par les idéologues de la psychiatrie rémunérés par Big Pharma. C'est ainsi qu'on qu'on dupe les personnes et les sociétés.



Références:

Effets secondaires des neuroleptiques:

Dr. David Healy "Side Effects of Antipsychotics", 2016
http://rxisk.org/side-effects-of-antipsychotics/

Peter Breggin, "Psychiatric Drug Withdrawal", 2013

Les recherches d'un parent concerné par les produits prescrits à son enfant.
http://www.psychiatric-drug-effects.com/?Health_and_Social_Care_Practitioners_Mental_Health_Information___Antipsychotics_Side_Effects


Critique du concept de "schizophrénie"

Szsaz, Thomas

Szasz, Thomas (1961). The myth of mental illness.
Szasz, Thomas (1987). Insanity: The idea and its consequences.
Szsaz, Thomas (1988) Schizophrenia - The Sacred Symbol of Psychiatry.

Le concept de "schizophrenie" est vide:

Van Os Jim, 2016,  "Schizophrenia does not exist."
http://www.bmj.com/content/352/bmj.i37

Etude du collectif néerlandais "Schizophrenia does not exist", 2015
https://www.schizofreniebestaatniet.nl/schizophrenia-does-it-exist-or-not/

Le concept est nuisible au patient:

Collectif BPS, 2014: "Understanding Psychosis and Schizophrenia: A report by the Division of Clinical Psychology, Why people sometimes hear voices, believe things that others find strange, or appear out of touch with reality, and what can help."
https://www.bps.org.uk/system/files/user-files/Division%20of%20Clinical%20Psychology/public/understanding_psychosis_-_final_19th_nov_2014.pdf

Gosden Richard, 2001, "Punishing the patient: How Psychiatrists Misunderstand and Mistreat Schizophrenia.
https://sites.google.com/site/punishingthepatient/


The harmful concept of Schizophrenia: A cause related alternative for the harmful concept of
schizophrenia.
Prof. Dr. Marius Romme.   
Annual Conference of M.H.N.A., Bournemouth 9 Nov. 2005
http://hearingvoicescymru.org/wp-content/uploads/2014/01/The_harmful_concept_of_schizophrenia.pdf

L'opinion d'un survivant:

Hickey Philip, juin 2014, "La psychiatrie n'a jamais établi la preuve de ses présupposés".
http://www.behaviorismandmentalhealth.com/2014/06/26/lingering-doubts-about-psychiatrys-scientific-status/


DSM V:
"La schizophrénie est un syndrome clinique hétérogène." "Schizophrenia is a heterogeneous clinical syndrome"

Le beau jargon que voilà...

Expérience de Rosenhan:
Rosenham David, 1973, "On being sane in insane places".
http://www.bonkersinstitute.org/rosenhan.html

Génétiques prétendues du concept de schizophrénie:

Benthall Richard, Pilgrim David, 2016 "There are no schizophrenia genes"
http://theconversation.com/there-are-no-schizophrenia-genes-heres-why-57294

Joseph Jay, 2016, "Schizophrenia and genetics, a closer look at the evidence"
http://www.madinamerica.com/2016/01/schizophrenia-and-genetics-a-closer-look-at-the-evidence/


Open Dialogue:

La meilleure réponse à la crise dite "psychotique" est l'approche Open Dialogue qui a plus de 80% de succès et plus de 20 ans d'expérience:

Seikkula Jaakko et collègues, 2010, "The Comprehensive Open-Dialogue Approach in Western Lapland: II. Long-term stability of acute psychosis outcomes in advanced community care."
http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17522439.2011.595819?src=recsys

Open Dialogue représente une pratique multidisciplinaire d'intervention précoce de préférence au domicile de la personne et de préférence sans neuroleptiques, basée sur un dialogue ouvert psychothérapeutique inclusif.

Seikkula Jaakko, Arnkil Tom Erik, 2014. Open Dialogues and Anticipations. (Respecting otherness in the present moment).

http://opendialogueapproach.co.uk/product/open-dialogues-and-anticipations-respecting-otherness-in-the-present-moment-jaakko-seikkula-tom-erik-arnkil-paperback/

Jaakko Seikkula sur youtube, explique la démarche de recherche des équipes Open Dialogue  et le résultat: la disparition progressive de la "schizophrénie", comme alternative aux drogues psychiatrique. Forum "Psych-Drugs Risks and Alternatives", October 15, 2016.

https://www.youtube.com/watch?v=6ycnqiPdjKE


Sur les neuroleptiques:

Les essais thérapeutiques qui prétendent valider des indications en psychiatrie ne permettent pas de considérer la durée mais dans cette étude de suivi sur 20 ans, les neuroleptiques en réalité entretiennent la dite "schizophrénie".

Harrow M. et collègues, 2014 "Does treatment of schizophrenia with antipsychotic medications eliminate or reduce psychosis? A 20-year multi-follow-up study
http://www.mentalhealthexcellence.org/wp-content/uploads/2013/08/HarrowJobePsychMedMarch2014.pdf

Les neuroleptiques de longue durée sont un facteur de chronicisation et de non-guérison des épisodes dits psychose. Autrement dit les neuroleptiques fabriquent des maladies chroniques. Etude sur 7 ans.

Wunderick S. et al., 2013, "Recovery in Remitted First-Episode Psychosis at 7 Years of Follow-up of an Early Dose Reduction/Discontinuation or Maintenance Treatment Strategy: Long-term Follow-up of a 2-Year Randomized Clinical Trial."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23824214

La dépendance aux neuroleptiques est marquée avec les syndrome de sevrage retardés, et les phénomènes dits psychoses d'hypersensibilité, provoqués par le produit et par l'augmentation des doses nécessaires par un mécanisme d'hypersensibilisation adaptative à la dopamine. C'est plus sévère que dans le sevrage alcoolique:

Volkmar Aderhold, Peter Stastny, 2015, "A Guide to Minimal Use of Neuroleptics: Why and How".
http://www.madinamerica.com/wp-content/uploads/2015/08/Guide-to-Minimal-Use-of-Neuroleptics-.pdf

Le rétrécissement cérébral des patients étiquetés schizophrénie est du aux drogues administrées.

Beng-Choon Ho et al., 2011: "Long-term Antipsychotic Treatment and Brain VolumesA Longitudinal Study of First-Episode Schizophrenia"
http://archpsyc.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=211084

"Supersentivity psychosis" (psychose tardive): altération du cerveau par les neuroleptiques au long cours, agitation, insomnie, manifestations psychotiques.

Chouinard Guy, Chouinard Virginie-Anne, 2008: "Atypical Antipsychotics: CATIE Study, Drug-Induced Movement Disorder and Resulting Iatrogenic Psychiatric-Like Symptoms, Supersensitivity Rebound Psychosis and Withdrawal Discontinuation Syndromes."
http://www.karger.com/Article/Abstract/112883

Les traitements neuroleptiques sont fortement suspects de produire des crises psychotiques soit par syndrome de sevrage, soit par toxicité directe

Moncrieff J., 2006: "Does antipsychotic withdrawal provoke psychosis? Review of the literature on rapid onset psychosis (supersensitivity psychosis) and withdrawal-related relapse."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16774655%20

Goetsche P, 2015: "Does long term use of psychiatric drugs cause more harm than good?"
http://www.bmj.com/content/350/bmj.h2435

Etiquette Schizophrénie: les "symptomes négatifs" sont liés à la toxicité des produits administrés, au traumatisme et au désespoir que la psychiatrisation provoque.

Luther L. et collègues, 2015: "Expectancies of success as a predictor of negative symptoms reduction over 18 months in individuals with schizophrenia."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26162662/

Lucire Y (2016) Pharmacological Iatrogenesis: Substance/Medication-Induced Disorders That Masquerade as Mental Illness. Epidemiology (sunnyvale) 6:217. doi:10.4172/2161-1165.1000217

La difficulté du sevrage:
RxISK Medical Team, 2016, "What is akathisia?"
http://rxisk.org/akathisia/


Les personnes sont traumatisées par l'hospitalisation
Les hospitalisations et soins sans consentements provoquent des syndromes de stress post-traumatiques et des conduites d'évitement. Dans cette étude la moitié des patients sont traumatisés (Priebe S., Bröker S., Gunkel S., 2015):
http://www.researchgate.net/publication/13608566_Involuntary_admission_and_posttraumatic_stress_disorder_symptoms_in_schizophrenia_patients


Confusion avec la maltraitance infantile:

Bebbington Paul E. et collègues, 2004: "Psychosis, victimisation and childhood disadvantage: Evidence from the second British National Survey of Psychiatric Morbidity"
http://bjp.rcpsych.org/content/185/3/220.long


Facteurs culturels, intolérance de la diversité.

De Leede-Smith Sakia, Barkus Emma, 2013, "A comprehensive review of auditory verbal hallucinations: lifetime prevalence, correlates and mechanisms in healthy and clinical individuals."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3712258/

Selon les études, entre 5% et 28¨% de la population générale entend des voix.

Voir aussi les sites des entendeurs de voix comme celui-ci:

http://www.hearing-voices.org/voices-visions/

Le témoignage de Will Hall: J'ai du me remettre du diagnostic de "schizophrénie".
https://www.youtube.com/watch?v=0JmvGuGc17E


Un concept culturel: le point de vue d'un chamane africain:

Stephanie Marohn with Malidoma Patrice Somé, 2014
http://themindunleashed.org/2014/08/shaman-sees-mental-hospital.html



La propagande internet du modèle médical, quelques exemples en France:

Site institutionnel psycom, 2016:
http://www.psycom.org/Troubles-psychiques/Schizophrenie-s

Pseudo-science et tissu de contradictions dans le journal Le Monde, 2015.
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/06/22/nouveaux-regards-sur-la-schizophrenie_4659458_1650684.html

INSERM, France, 2014, pareil, des postulats, des affirmations infondées, aucun recul critique:
http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/schizophrenie

Désinformation sur les neuroleptiques, un exemple avec un site écrit par des praticiens et qui se dit conforme aux recommandations de la HAS et de l'Agence du Médicament.
Page risperidone:
http://www.reseau-pic.info/?dest=medicaments/fiche.php&dci=risperidone

Je lis: "Ce médicament sert aussi à améliorer les capacités de concentration, de mémoire et d’attention."

Il s'agit d'une contre-vérité grossière: le risperidone endommage les fonctions cognitives en rapport avec la dose administrée:

Sakurai, 2013, Dopamine D2 Receptor Occupancy and Cognition in Schizophrenia
https://schizophreniabulletin.oxfordjournals.org/content/early/2012/01/30/schbul.sbr189.full

Aucune mention claire des psychoses d'hypersensibilisation, ni de l'accoutumance qui oblige à augmenter les doses, ni la dépendance psychique et physique, ni des dyskinésies tardives, qui peuvent être masquées, alors que ces maladies sont dramatiques et incurables, ni des maladies cardi-vasculaires, ni des diabètes induits, ni des gynécomasties, ni du rétrécissement cérébral provoqué, ni de la diminution de l'espérance de vie.



L'ONU dénonce le modèle médical:

La Convention Droits des Personnes Handicapées de l'ONU prescrit aux états membres d'abandonner le modèle médical pour le remplacer par le modèle psycho-social.

Je cite le document ONU (http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=801):

"Le traité considère le handicap comme le résultat de l’interaction entre un environnement inaccessible et une personne, plutôt qu’un attribut intrinsèque d’une personne. Il remplace l’ancien « modèle médical » du handicap par un modèle social, basé sur les droits de l’homme, postulant que c’est la société qui « handicape » les personnes handicapées, les empêchant d’exercer leurs droits en tant que citoyens."


Les médecins coupables de charlatanisme.

Selon moi, les médecins qui font la promotion de l'idéologie psychiatrique et du concept de schizophrénie, ceux qui prescrivent les poisons de la psychiatrie en vendant la pseudo-science et l'imposture, ceux-là sont coupables de charlatanisme.

A mon avis, tant qu'un concept n'est pas validé comme maladie et caractérisé par les pathologistes, cela reste un concept, et alors son "traitement" reste expérimental. Plus exactement, le "traitement" n'en est pas un, mais c'est la consommation volontaire d'un produit psychotrope. Le médecin doit respecter la demande de la personne elle-même, lui fournir une information complète, et la mettre en garde sur les limites du médical et sur le danger de la drogue.

Prescrire un produit qui est une drogue en soi et un piège dont la personne ne sera pas capable de sortir par elle-même, cela représente une très lourde responsabilité. C'est aussi une facilité et un abus commode de la part du médecin pour refuser d'admettre ses limites, pour faire taire les plaintes et pour rendre ses patients (ses clients) crédules, dociles, assidus.

Il me parait évident que les ressources de la personne sont affectées par la psychopharmacologie et que cela pérennise les difficultés qui peuvent être à l'origine de la consultation. Je pense que les possibilités d'expression, de dialogue, d'action, d'empowerment sont entravées, que le développement personnel et les efforts de progrès de la personne elle-même sont empêchés par la drogue prescrite. La prescription est l'encouragement et la propension aux conduites d'addiction, l'augmentation des doses, les polymédications, les maladies iatrogènes, le renoncement, le désespoir.

Bref, si vous êtes honnêtes, ne prescrivez pas ces poisons. Et aidez les personnes qui en font la demande à se sevrer. Comme pour l'alcool et les substances illicites.


Loi française, code de déontologie médicale:

Article 13 (article R.4127-13 du code de la santé publique)
"Lorsque  le  médecin  participe  à  une  action  d'information  du  public  de  caractère  éducatif  et  sanitaire, quel qu'en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public."

Article 14 (article R.4127-14 du code de la santé publique)
"Les médecins ne doivent pas divulguer dans les milieux médicaux un procédé nouveau de diagnostic ou  de  traitement insuffisamment éprouvé  sans  accompagner  leur  communication  des  réserves  qui s'imposent. Ils ne doivent pas faire une telle divulgation dans le public non médical."