jeudi 27 mars 2014

Abolir le non consentement en psychiatrie

Abolir le non consentement en psychiatrie: hospitalisation d'une personne qui la refuse explicitement, administration de soins, drogues, et autres procédures contre l'avis de la personne. Camisole chimique, torture aux neuroleptiques, inhibition mentale aux neuroleptiques, chantage au traitement, contrôle par le dommage cérébral, les restrictions physiques, les chambres d'isolement, reconditionnement mental par harcèlement moral.

C'est à la fois une priorité morale et une obligation légale.

Article 14 de de la convention UN des droits des personnes handicapées:
http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=15183&LangID=E

La détention pour motif de handicap mental ou psychosocial (motif psychiatrique) est absolument prohibée.
La détention pour danger supposé envers soi-même ou les autres est contraire à l'article 14.
La détention de personnes considérées comme inaptes à comparaitre en justice est contraire à l'article 14.


La France, incroyablement arriérée: la lettre de cachet et le service disciplinaire privé.

La patrie d'Esquirol, de l'embastillement et de la guillotine (ma chère France) est incroyablement arriérée au regard de l'hospitalisation dite "sans consentement". On utilise encore deux procédures, l'internement, soit d'office (comme la lettre de cachet de l'ancien régime), soit à la demande d'un tiers (à la manière d'un service disciplinaire privé). En effet, il y suffit de faire intervenir l'idéologie psychiatrique pour faire interner et droguer (neutraliser, soumettre, briser) celui ou celle qui vous ennuie, au mépris des droits de l'homme les plus élémentaires.


La neutralisation chimique de celui qui vous ennuie et sa stigmatisation s'appellent l'entrée en "soins".

Cela ne suffisait pas. Depuis 2011, le directeur d'établissement, premier concerné par un conflit d'intérêt, peut interner le client de force en cas de "péril imminent pour la santé de la personne", qu'il juge lui-même selon des critères médico-psychiatriques... De surcroît, la neutralisation chimique forcée est instituée par ce texte: on appelle cela "entrer en soins psychiatriques".


Une procédure entièrement rédigée selon les termes de l'idéologie psychiatrique.

Dans la procédure française d'internement, la victime est entièrement à la merci de l'idéologie psychiatrique. Les conditions d'internement sont des évaluations psychiatriques de "présence de troubles mentaux", de "capacité à consentir à son hospitalisation" et de "nécessité de soins immédiats assortis d'une surveillance constante en milieu hospitalier". Ces conditions à caractère idéologique sont évaluées par les promoteurs de l'idéologie psychiatrique que sont les médecins et psychiatres, et non pas par des professionnels de la justice.

Hypocrisie évidente d'une telle loi: Le juge qui intervient après un certain délai, n'étant pas médecin, se considère incompétent en matière psychiatrique... C'est tellement absurde que les magistrats suivent maintenant un sorte de topo vulgarisateur de psychiatrie complètement minable, pseudoscientifique et mensonger, façon "pour les nuls", voir notes...


10 mars 2015, mise à jour: 

Le paragraphe qui précède n'est plus tout à fait vrai. Certains juges des libertés et détentions commencent à considérer le fond, pour établir leurs décisions, et se substituent aux médecins pour estimer si la personne est en mesure de consentir, par exemple. Mais tout élément psychiatrique d'un dossier médical devient une perte potentielle des droits de la personne. Lire cette étude de la cour d'appel, disponible sur le site du CRPA:

http://psychiatrie.crpa.asso.fr/IMG/pdf/2014-12-31-etude-sur-les-soins-sans-consentement-cour-de-cassation.pdf 


Et comment cela est-il vécu en pratique ?

Enfermé et drogué, choqué par la brutalité de l'injustice, interdit de communiquer, dans le gaz, qu'est-ce que vous imaginez ? Les recours et les contrôles prévus sont inféodés à l'idéologie, les professionnels hostiles. En pratique, c'est le plus souvent le trou noir, pour le patient qui est drogué.


L'hospitalisation psychiatrique réalise un lavage de cerveau médicalement assisté.

Il n'y a d'espoir qu'au moment où le juge est saisi et décide, dans certains cas, d'une main-levée. Mais est-ce que le psychiatrisé qui va comparaitre trouvera en lui-même la force de volonté nécessaire pour résister à la torture au quotidien des neuroleptiques à dose cheval, et au harcèlement moral subi constamment pendant la période ?

Extrait du document ENUPS: "tout de suite c’est la camisole chimique directe qui empêche même physiquement de parler pendant deux jours; ensuite vous pouvez parler, une fois que vous êtes bien drogué."


Des certificats établis au moyen d'une sémiologie aberrante.

En fait, la loi donne carte blanche en pratique à des psychiatres qui ont intérêt à multiplier les patients, à contrôler leur assiduité, à s'assurer de leur docilité chimiquement imposée, et à remplir les lits d'hôpital.

Mais supposons que ces médecins, quoique endoctrinés dans l'idéologie psychiatrique, soient des modèles de probité. Supposons encore que de tels médecins ne reculent pas devant l'idée de désavouer publiquement le bon jugement d'un estimé collègue. Comment ceux-ci peuvent-ils prétendre évaluer l'état mental de quelqu'un qui est choqué par la violence et l'injustice, drogué à mort, harcelé moralement et conditionné par le personnel ?


Une société entière soumise par la loi à une idéologie.

Au final, c'est une société toute entière qui se soumet à cette vaste charlatanerie, qui n'est pas plus scientifique que la théorie antique des humeurs: lymphatiques, phlegmatiques ou atrabilaires, et qui se trouve dispensée de tout contrôle non-médical, ou encore de produire la moindre preuve biologique des théories qu'elle avance. Est-ce qu'il faut que chacun passe par l'enfer de l'internement ou de la camisole chimique pour que l'on réalise l'iniquité d'une loi pareille ?


Séparer le judiciaire et le psychiatrique: fermer les hopitaux-prisons.

Il faut exiger la séparation du judiciaire et du psychiatrique: l'hopital n'a pas vocation à être une prison, ni le traitement une coercion ni une punition. Tout suspect est présumé innocent, il ne peut pas être drogué contre son gré. Il faut exiger pour chacun le respect des droits à communiquer, à être défendu par un avocat, et à refuser toute espèce de prise en charge à la manière médicale, si cela ne nous convient pas.

Fermer définitivement les hopitaux-prisons.



Abolir le non-consentement en psychiatrie



Bienvenue dans l'enfer de l'idéologie psychiatrique:

L'institution psychiatrique fonctionne à la manière d'une communauté sectaire, dont les gourous, s'arrogeant tous les droits, seraient les médecins. Il s'agit d'une micro-société de castes. La caste supérieure est celle qui maîtrise l'idéologie, ce sont les psychiatres, qu'on voit fort peu. Juste en dessous est la caste de ceux qui servent l'idéologie, le personnel soignant. Inférieurs sont les patients volontaires, ces adeptes consentants de l'idéologie, les dits "névrosés", qui font parfois grand cas de leur folie, et se réjouissent quelquefois de trouver ici plus "fous" qu'eux-mêmes. Tout en bas sont les patients internés contre leur gré, qui n'osent plus se plaindre qu'ils n'ont rien à faire là. Ceux-là sont les dits "psychotiques", zombies effrayants forcés de déambuler sans but par leur traitement. Ceux-là, comme les "negativos" de l'inquisition passée, ne pourront espérer de rédemption, ni de sortie, prochaine. Un séjour vous tente ? Il est facile de simuler (expérience de Rosenham) et d'y entrer. Vous financez la maison avec vos impôts, alors il faut en profiter, non ?


L'hopital détourné en une agence de violence privée: l'éthique médicale bafouée.

Je propose de considérer comment la coercion psychiatrique d'office ou à la demande d'un tiers fonctionne à la façon d'une agence de violence privée au service d'un client, par exemple quand une négociation n'aboutit pas. Ce peut être un conflit entre une société et ses dissidents, un conflit conjugal entre époux, ou un conflit familial entre parents et enfants, en particulier quand l'implication d'une idéologie ou d'un dogme religieux aboutit à l'impasse. En détruisant le plus faible, les psychiatres se font alors les valets de l'oppression, des instruments au service de l'oppression, qu'elle soit sociétale, conjugale ou familiale. Voilà ce que l'éthique  ne permet pas.



La police faillit à sa mission.

Afin de réaliser cette oppression privée, la psychiatrie s'arroge le droit d'user de violence, quasiment sans contrôle, assortie d'un chantage au ré-internement. Je considère qu'un traitement psychiatrique administré sous la contrainte comme la camisole chimique, c'est à dire les neuroleptiques, représente aussi l'exercice d'une violence envers la personne. La mission de la police devrait être de garantir la personne, psychiatrisée ou non, contre le chantage et la violence privée. Mais en réalité, au moins en France (voir docu UESP), la police se met au service de l'idéologie psychiatrique, qu'elle substitue au juge. Elle arrête la personne psychiatrisée et la conduit à l'hopital, sur diktat du tiers et du médecin, sans considérer la légitimité d'une telle privation de liberté. Elle participe aussi à la coercion chimique de la drogue imposée. En pratique c"est la discrimination, selon des critères idéologiques, entre la personne stigmatisée par la psychiatrie, dite "entrée en soins psychiatriques", et celle qui ne l'est pas. En agissant ainsi, la police faillit à sa mission de protection du plus faible. Elle participe à valider une forme de sous-citoyenneté, qui s'apparente philosophiquement à une forme d'esclavage moderne.


L'hopital détourné en instrument de contrôle social au service d'une idéologie.

Outre les établissements disciplinaires déguisés en hôpitaux et les violences électriques, pharmacologiques déguisées en soins, la psychiatrie dispose de toute une panoplie d'outils intellectuels de discrimination et de stigmatisation sociale à caractère pseudo-scientifique. Elle s'en sert pour menacer et punir ses victimes et afin d'établir son pouvoir sur la société. La psychiatrie se sert de l'hopital pour endoctriner patients, familles, et personnel soignant dans la foi en son idéologie.


Si l'on écoute les victimes...

Si l'on écoute les victimes, un jour, la psychiatrie sera enfin remise à sa place: Les hopitaux psychiatriques ne seront plus que des centres d'hébergement très libres, indépendants de l'idéologie psychiatrique. Alors il ne restera dans la société que les adeptes volontaires de la psychiatrie. Celle-ci ne sera pas davantage qu'une sorte de religion, constituée de ceux qui préfèreraient se droguer, c'est à dire se détruire, au lieu de se réaliser.


Notes:
9% d'hospitalisation sans contrainte jugées abusives essentiellement sur la forme, plus rarement sur le fond.
http://psychiatrie.crpa.asso.fr/IMG/pdf/2014-12-31-etude-sur-les-soins-sans-consentement-cour-de-cassation.pdf

Statistiques 2015 des contrôles judiciaires:
https://psychiatrie.crpa.asso.fr/IMG/pdf/2016-02-01-statistiques-2015-controles-judiciaires-hsc.pdf

Dossier de presse 2016 de la Controleure Generale des lieux de privation de liberté en France:
http://www.cglpl.fr/2016/isolement-et-contention-dans-les-etablissements-de-sante-mentale/

Article Quotidien du médecin 28/11/2012: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/3-000-hospitalisations-sous-contrainte-seraient-injustifiees


La loi française repose sur les critères extraordinairement vagues de "troubles mentaux", définis et appréciés par les promoteurs de l'idéologie psychiatrique elle-même:
Loi 2011:
http://www.sante.gouv.fr/la-reforme-de-la-loi-psychiatrie-de-1990-8-points-cles-pour-vous-guider.html
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Tableau_exHDT_.pdf
Loi 2013:
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027996629&dateTexte=&categorieLien=id

Document ENUSP: l'organisme explique que la loi française ne respecte pas les conventions ONU:
http://www.enusp.org/enusp-documents/news/French%20mental%20health%20law_French.pdf

En France, le groupe "Les indignés de la psychiatrie" demande le respect par les termes et la lettre de la Convention onusienne relative aux droits des personnes handicapées (CDPH).
https://www.facebook.com/groups/OccupyFrenchPsychiatry/

Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées, 2011.
http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413


Article 14 Liberté et sécurité de la personne 
Les États Parties veillent à ce que les personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les autres :
Jouissent du droit à la liberté et à la sûreté de leur personne;
Ne soient pas privées de leur liberté de façon illégale ou arbitraire; ils veillent en outre à ce que toute privation de liberté soit conforme à la loi et à ce qu’en aucun cas l’existence d’un handicap ne justifie une privation de liberté.
Les États Parties veillent à ce que les personnes handicapées, si elles sont privées de leur liberté à l’issue d’une quelconque procédure, aient droit, sur la base de l’égalité avec les autres, aux garanties prévues par le droit international des droits de l’homme et soient traitées conformément aux buts et principes de la présente Convention, y compris en bénéficiant d’aménagements raisonnables.

Cet article 14 est précisé dans ce document: http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=15183&LangID=E

La détention pour motif de handicap psychosocial (motif psychiatrique) est absolument prohibée.
La détention pour danger supposé envers soi-même ou les autres est contraire à l'article 14.
La détention de personnes considérées inaptes à comparaitre en justice est contraire à l'article 14.

Article 17 Protection de l’intégrité de la personne
Toute personne handicapée a droit au respect de son intégrité physique et mentale sur la base de l’égalité avec les autres.
S'agissant du traitement d'un trouble mental, voir par exemple les dispositions des articles 7 et 26 de la Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, comme suit:


Article 7 Protection des personnes souffrant d'un trouble mental
La personne qui souffre d'un trouble mental grave ne peut être soumise, sans son consentement, à une intervention ayant pour objet de traiter ce trouble que lorsque l'absence d'un tel traitement risque d'être gravement préjudiciable à sa santé et sous réserve des conditions de protection prévues par la loi comprenant des procédures de surveillance et de contrôle ainsi que des voies de recours.
Article 26 Restrictions à l'exercice des droits
1 L'exercice des droits et les dispositions de protection contenus dans la présente Convention ne peuvent faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sûreté publique, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé publique ou à la protection des droits et libertés d'autrui.
2 Les restrictions visées à l'alinéa précédent ne peuvent être appliquées aux articles 11, 13, 14, 16, 17, 19, 20 et 21."

L'enfermement et le "traitement" de force sont assimilables à la torture:
Le 4/3/2013 au conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à Geneve, le rapporteur special sur la torture demanda d'arrêter les interventions psychiatriques forcées comme la médication de restriction mentale forcée, les electrochocs, la psychochirurgie, les contentions et l'isolement, et pour l'abolition des lois qui autorisent le traitement et l'enfermement psychiatrique obligatoire.
Raport UN sur la torture psychiatrique

Les documents issus par le Comité de Bioéthique du Conseil de l'Europe tendent à s'harmoniser avec les Conventions ONU, mais en traînant les pieds:
http://www.coe.int/t/dg3/healthbioethic/activities/08_psychiatry_and_human_rights_en/INF%282011%2910%20statement%20UN%20Conv%20F.pdf


Le programme européen de désinstitutionalisation 2014-2020 (Conseil français des personnes handicapées)
http://www.cfhe.org/desinstitutionnalisation.html

L'Italie a entrepris de fermer les établissements-prison en 1978 sous l'impulsion  du Dr Franco Basaglia. Mais la réforme n'a pas abouti complètement. L'Italie a rouvert des lits, enferme et drogue de force sur certificat médical, torture à nouveau, les victimes en meurent...
https://absoluteprohibition.wordpress.com/2016/03/26/in-italy-we-dont-have-a-law-against-torture-by-erveda-sansi/
https://absoluteprohibition.wordpress.com/2016/03/25/the-mad-hatter-presents-a-conversation-with-dr-giorgio-antonucci/

Le site du Cercle de Réflexion et de Proposition d’Actions sur la psychiatrie est très riche:
http://psychiatrie.crpa.asso.fr/?lang=fr

L'International Association Against Psychiatric Assault s'est fixé comme objectif d'abolir la coercion en psychiatrie.

Le fascicule de l'ecole nationale de la magistrature sur le non consentement est téléchargeable ici:
https://formation.enm.justice.fr/Soins_psychiatriques_sans_consentement/SCO_0001/_course/_Fascicule_complet.pdf 

On y note quelques perles:
  • p1: Confusion significative entre "inaptitude à consentir" et "déni de trouble". Cela promet.
  • "Il n’existe pas de critères cliniques prédéfinis pour l’hospitalisation sous contrainte": C'est à dire que l'arbitraire règne en maître.
  • Un consentement obtenu après 72h sur une personne rendue docile (et complètement abrutie) par la drogue est considéré comme valide...
  • "Il n’existe pas d’accord sur les doses de neuroleptiques à administrer": C'est à dire que le malheureux qui tombe entre les pattes des tortionnaires est exposé au chantage: "Consens ou alors on double la dose !"
  • p6: "S’adresser à la partie saine de la personne": C'est à dire utiliser des techniques d'interrogatoire pour faire craquer un sujet, qui est déjà salement amoché par la drogue...
  • "Un consentement qui doit être recherché à tout moment": C'est à dire que le harcèlement moral pratiqué par le personnel est constant, tout au long de l'hospitalisation.
  • "La réalité échappe aux manuels de psychiatrie", et pour cause, puisqu'il s'agit d'une pseudo-science, élaborée par les adeptes du "stade anal", du "ça" et du "surmoi"... Vous avez un "ça", vous ?
  • p64: Les encarts consacrés à Thomas Szasz et à Franco Basaglia sont faux: confusion avec l'anti-psychiatrie de Ronald Laing, et aucune mention des changements majeurs qu'ils ont fait passer ou suscité dans les lois de leur pays; Le rédacteur du fascicule entretient délibérément l'ignorance de nos juges; Ce document s'inscrit dans l'effort ubiquitaire de propagande pratiqué par la psychiatrie française.

D'un point de vue philosophique, je vous propose ce point de vue:
  1. La loi française pratique la discrimination entre les personnes en autorisant les labellisations tirées du vocabulaire psychiatrique, qui représentent des diffamations.
  2. La loi française discrimine les êtres humains selon l'aspect de la personne, selon ses pensées, selon ce qu'elle exprime, en classant les personnes selon des critères arbitraires évalués arbitrairement.
  3. La loi française discrimine les êtres humains selon des éléments génétiques, si l'on admet les hypothèses génétiques de la psychiatrie. Cela s'apparente à de la discrimination raciale.
  4. La loi française autorise la torture sous la forme d'incarcérations psychiatriques forcées et de "soins" psychiatriques forcés, incluant la camisole chimique, les electrochocs et autres, assortis d'un harcèlement moral constant.
  5. La loi française autorise l'usage de la peur sous la forme de la menace d'incarcérations psychiatriques forcées, et de "soins" psychiatriques forcés, incluant la camisole chimique et les electrochocs.
  6. Avec la loi française, l'artifice de la "maladie mentale" dépouille la personne de sa condition humaine et la prive de ses droits élémentaires. La psychiatrie basée sur la coercion, l'usage de la force et de la violence représente un crime contre l'humanité, dont la loi française est complice.


On peut arguer que la loi française ne respecte pas non plus les traités européens:

Conseil de l'Europe: convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/005.htm

Il s'agit d'un texte assez misérable, qui dénie leurs droits à la liberté et à la sécurité aux personnes dites "aliénées", vagabonds, toxicomanes, ou alcooliques (Art. 5, 1e). Néanmoins:

Article 3 – Interdiction de la torture.
Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

Article 8 - Droit au respect de l'intégrité morale et physique de la personne. (qui sont menacés par les traitements imposés par la force et par le harcèlement moral pratiqué par le personnel hospitalier).

Le CRPA a saisi la cour européenne des droits de l'homme sur la non conformité de la procédure française:
http://psychiatrie.crpa.asso.fr/2014-05-12-cm-Soins-psychiatriques-sans-consentement-le-CRPA-saisit-la-Cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-contre-la?lang=fr.

Des lectures:
Des livres témoignages:
"Dors demain ca ira mieux. 3 ans dans l'engrenage des hôpitaux psychiatriques", de Lucie Monnac, 2014.
"J'ai survécu à la psychiatrie", de Christelle Rosar, 2013.
"Neuf mois chez les fous", de Jean-Marie Ployé, 2008.

Le dossier de l'internement abusif de Valérie Dubois avec de faux certificats médicaux.
http://www.maveritesur.com/valerie-dubois/victime-d-un-internement-abusif-je-me-bats-pour-mes-enfants/555:   Le médecin et le mari ont été condamnés en appel, dossier CRPA.

"Dès que vous êtes admis, on vous administre un traitement de choc de sorte que, au bout de quelques jours, vous n’êtes plus vous-même." Témoignage d'un l'internement psychiatrique arbitraire en procès d'indemnisation;
http://psychiatrie.crpa.asso.fr/482

Les hospitalisations et soins sans consentements provoquent des syndromes de stress post-traumatiques et des conduites d'évitement. Dans cette étude la moitié des patients sont traumatisés:
http://www.researchgate.net/publication/13608566_Involuntary_admission_and_posttraumatic_stress_disorder_symptoms_in_schizophrenia_patients

L'hospitalisation psy forcée tue. Par suicide. Risque de suicide ultérieur multiplié par 44.3 dans cette étude.
Carsten Rygaard Hjorthøj , Trine Madsen, Esben Agerbo, Merete Nordentoft.
Risk of suicide according to level of psychiatric treatment: a nationwide nested case–control study.
Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology September 2014, Volume 49, Issue 9, pp 1357-1365.
http://link.springer.com/article/10.1007/s00127-014-0860-x

L'incroyable arriération de la France:

USA, 1975: l'hospitalisation et le traitement involontaire sont déclaré inconstitutionnels.

Quarante ans après, pauvre France, narcissique, bureaucratique, technocratique, continue à enfermer, à droguer de force, et à torturer sur des critères idéologiques au nom de la Très Sainte Psychiatrie Française, qui impose sa loi aux juges et fait de la police ses instruments serviles.


En 1971, les Dr. Thomas Szasz, George Alexander, and Erving Goffman fondent l'Association Américaine pour l'Abolition de l'Hospitalisation Mentale Involontaire (AAAIMH).  
A partir de 1975, la cour suprême des États-Unis a fait prévaloir que l'hospitalisation et le traitement involontaire violent les droits civils définis dans le quatorzième amendement de la constitution américaine, amenant les états à amender leurs législations individuelles. En 1978, elle a jugé qu'il fallait une  "preuve claire et convaincante que le comportement de la personne représente un danger pour elle-même ou pour les autres"; et que l'enfermement devait être jugé par un tribunal au delà de 72 heures. De même la personne conserve-t-elle le droit de communiquer et le droit d'être défendue par un avocat, et le droit de refuser toute espèce de "soin".

Les archives du journal "the abolitionist" publié par l'AAAIMH.
http://www.szasz.com/abolitionist.html

@Jules Malleus 2014 

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