lundi 22 janvier 2018

Giorgio Antonucci 1933-2017

Giorgio Antonucci 1933-2017, était médecin psychiatre italien, psychanalyste, essayiste, poète. Il fut directeur de deux services d'hôpitaux psychiatriques pendant de nombreuses années.

Il était du coté des patients, dans une relation d'égal à égal. Il a lutté pour prévenir et abolir les traitements psychiatriques forcés, pour libérer les personnes des hôpitaux psychiatriques italiens depuis le début des années 60 et surtout pour démontrer qu'un diagnostic psychiatrique est en réalité un jugement psychiatrique, soutenu par un préjugé social.

Dacia Maraini: "En quoi consiste cette nouvelle méthode en ce qui concerne ceux que l'on considère des malades psychiques?"

Giorgio Antonucci: "Pour moi cela signifie que les malades mentaux n'existent pas et que la psychiatrie doit être complètement éliminée."

Interview de 1978 [2]


Giorgio Antonucci a donné une interview avec l'association de survivants il cappellaio matto en avril 2017, traduite sur ce blog. [3]


Citation Wikipedia [4]:

Dans ses publications, Giorgio Antonucci affirme qu'il se rapproche, théoriquement, du courant existentiel-humaniste de Carl Rogers, des courants de critique à la psychiatrie (Erving Goffman, Ronald Laing, David Cooper, et Thomas Szasz) et de la critique à l'institution asilaire de Franco Basaglia12.
Szasz affirme qu'il est d'accord avec Giorgio Antonucci sur le concept de « personne » des, communément appelés, malades psychiatriques : ils sont, comme nous, des personnes à tous points de vue, qui peuvent être jugées du point de vue émotif et dans sa « condition humaine » ; la « maladie mentale » ne transforme pas le patient en « moins qu'un homme », et le psychiatre n'est pas nécessaire pour « lui rendre son humanité »12.
Giorgio Antonucci est le fondateur de l'approche non psychiatrique de la souffrance psychique, qui se fonde dans les sujets suivants13,14,15 :
  • Le traitement sanitaire obligatoire ne peut être une approche scientifique et médicale de la souffrance, étant basé sur la force contre la volonté du patient.
  • L'éthique du dialogue est substituée à l'éthique de la coercition. Le dialogue peut seulement se développer entre des individus qui se reconnaissent comme des personnes dans une confrontation inter pares.
  • Le diagnostic est nié, étant considéré comme un préjugé psychiatrique qui empêche de commencer le véritable travail psychologique avec les êtres humains en souffrance.
  • Les psychotropes ou drogues psychiatriques servent à calmer, et à améliorer les conditions de vie de ceux qui doivent s'occuper du patient. On refuse tout autre usages qui nuisent à la personne, de la lobotomie jusqu'à la castration (proposée aussi en Italie, en référence aux délits sexuels), et toutes les formes de choc.
  • Pour critiquer les institutions, on doit aussi remettre en question la pensée qui les a créées.


Giorgio Antonucci a dit aussi:

"L'essence de la psychiatrie repose sur une idéologie de discrimination" [1]








Références

[1] Foot, John (2015). The Man Who Closed the Asylums: Franco Basaglia and the Revolution in Mental Health Care. New York: Verso Books. p. 105. ISBN 9781781689264.

[2] http://www.nopazzia.it/Antonucci/marainiantonucci.htm

[3] Une interview de l'association de survivants il cappellaio matto d'avril, 2017 est traduite sur ce blog:
https://depsychiatriser.blogspot.fr/2017/08/entretien-avec-le-dr-giorgio-antonucci.html

[4] Wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Giorgio_Antonucci

2 commentaires:

  1. Bonsoir
    Je suis avec attention votre blog depuis plusieurs années.
    Je souhaiterais discuter avec vous par mail d'un projet concernant mes propres recherches.
    Est-il possible d'en discuter par mail dans un premier temps?
    Cordialement

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    1. Bonjour, Il y a un formulaire de contact sur la colonne de droite du blog.

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