mardi 19 juillet 2016

Une analyse mémétique de la psychiatrie

Psychiatrie, psychopharmacologie: le marketing par les mèmes et les idées fausses.

Un mème est est un élément culturel reconnaissable répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus. (Richard Dawkins, 1976).

La psychiatrie répond aux demandes qui ne respectent pas l'éthique.

Il me semble que les "maladies" psychiatriques ce ne sont pas des maladies mais des demandes. Demandes de violation des droits des personnes et demandes de fourniture de produits psychotropes, maquillées en demandes de soins médicaux. A mesure que la société ne tolère plus les abus, on a une explosion de ce type de demandes, faites d’hypocrisie, et cela fait vivre une industrie psychopharmacologique qui investit lourdement dans le marketing et la propagande. C’est un système de fourniture de services contraires à l’éthique. D’un coté fourniture de psychotropes, un peu comme l’industrie des boissons alcoolisées, caféinées, du coca ou du tabac, et de l’autre offre de services mafieux d’intimidation, de répression, de kidnapping, de dressage et d’esclavage pharmacologique des personnes. Le racket et le financement de cette mafia est assuré par les cotisations sociales obligatoires. La ruse consiste à faire passer cela pour de la médecine et de la science. La propagande est constituée d’un ensemble d’idées fausses et de maladies prétendues qui constituent un complexe mémétique.

Les "diagnostics" psychiatriques sont des mèmes, des entités culturelles propagées.

Plus un mème est utilisé, répété, assigné à des personnes, reconnu comme une identité, et faisant l'objet d'études et d'investissements financiers et légaux, plus on y croît, et plus il s'inscrit dans le langage et dans la culture.

Même si au départ ce n'est qu'un concept qui sert à maquiller et à médicaliser une demande de normalisation.

Le mème - diagnostic, objet de marketing.

Le mème psychiatrique est un objet de marketing pour l'industrie psychopharmacologique. Il sert à vendre des drogues dont les personnes deviendront dépendantes. Plus on en parle, plus on prescrira les médicaments supposés traiter la demande. C'est pourquoi l'industrie investit lourdement dans la promotion du mème, en finançant tous azimuts les publications, les études, la vulgarisation, l'endoctrinement du personnel de santé, de l'éducation, de la justice, du social,  les associations de patients, les médias, ou en faisant la promotion de la "prévention" qui est en fait une promotion de la "maladie", faite en élargissant la demande au lieu de la diminuer.

La promotion du mème va jusqu'à créer des modes, en présentant des artistes et célébrités "malades", c'est à dire demandeuses, en montrant le "cool" de se dire différent et "malade", en entretenant le mythe de l'artiste fou, etc...

Promotion d'idées fausses et de préjugés.

A ces mèmes directs s'ajoutent les mèmes des idées reçues, des préjugés, qui font aussi l'objet d'une promotion active. Le mème de la dangerosité, le mème de la nécessité de la contrainte, le mème de la prévention, comme la prétendue prévention du suicide, le mème du progrès des traitements, des nouvelles générations de produits, d'effets secondaires maîtrisés, tous ces mèmes sont des idées fausses utilisées comme des instruments de marketing.

Voici quelques unes de ces idées fausses

- Une demande psycho-sociale par défaut relève de la médecine, c'est l'objet de la psychiatrie, qui est compétente pour s'en charger selon le modèle patient/maladie/traitement. Faux: la convention ONU recommande de remplacer le modèle médical par le modèle psycho-social.

- Une telle demande psycho-sociale rentre dans le champ dit "santé mentale". Faux: le concept de "santé mentale" intègre le modèle médical dans le langage sans en démontrer la pertinence.

- Seuls les psychiatres (et à la rigueur les médecins) sont compétents pour tout ce qui touche à la "santé mentale", y compris les choix politiques. Faux: les choix politiques sont l'affaire des citoyens. Les usagers et survivants sont experts.

- Une demande médicale que la médecine ne comprend pas est une demande psychiatrique. Faux: c'est le mauvais médecin qui se tourne contre le patient et qui le drogue pour faire cesser la plainte.

- La médecine n'échoue pas, mais quand elle échoue ou s'avère inefficace, alors le recours à la psychiatrie est logique et approprié. Faux: Le médecin doit reconnaître et avouer ses limites au patient.

- Les psychiatres eux-mêmes sont immunisés contre le non-sens par une sorte d'immunité naturelle à caractère magique. Faux, l'histoire de la psychiatrie le prouve.

- Le modèle de la santé mentale idéale est défini par les croyances et les comportements des psychiatres eux-mêmes. Faux, un tel modèle n'existe pas.

- Ce qui diffère de ce modèle est suspect de maladie mentale. Faux, car la diversité humaine et culturelle est précieuse.

- Une croyance marginale ou non partagée est un délire, élément d'une psychose. Faux, les croyances majoritaires ne sont pas fondées, et la croyance doit être respectée au nom de la liberté de croyance dans les limites prévues par loi. La psychose correspond au rejet par le groupe provoqué par l'incompréhension.

- La diffamation et la violation des droits de la personne sont des demandes légitimes si le psychiatre identifie une marginalité de croyance ou de comportement. Faux: La liberté de croyance doit être respectée dans les limites prévues par loi. La loi est suffisante pour réprimer les comportements et doit respecter les principes de justice.

- Refuser une telle violation est un signe de psychose. Faux: c'est une saine réaction face à l'abus de pouvoir psychiatrique.

- Tout crime potentiellement n'en est pas un mais une maladie qui relève de la médecine. Faux: la médecine ne doit pas remplacer la pénologie. Justice équitable, sanction proportionnée. On le doit aux victimes, à l'auteur du crime, à la société elle-même.

- La médecine fait le bien, la psychiatrie aussi: c'est une qualité intrinsèque. Faux: l'erreur est humaine et les bonnes intentions ne suffisent pas.

- La médecine est scientifique, la psychiatrie aussi: c'est une qualité intrinsèque. Faux: les articles publiés en psychiatrie s'appuient sur des présupposés.

- Tout ce qu'entreprend un psychiatre est "thérapeutique" par définition. Faux: la privation des droits n'est pas une thérapie, ni la menace, ni le traumatisme, ni la coercion, ni la torture, ni la contention, ni l'isolement, ni le droguage, ni le dommage cérébral, ni l'endoctrinement.

- Refuser la psychiatrie, refuser ladite thérapeutique, et les personnes désignées elles-mêmes, tout cela est très dangereux. Faux: refuser la psychiatrie c'est assumer ses responsabilités, et les personnes ne sont pas dangereuses.

- La rémission de ladite maladie mentale est confondue avec la soumission au psychiatre, sauf pour les cas criminels qui eux, ne connaissent pas de rémission. Faux: la soumission au psychiatre est un conditionnement et le résultat d'un dressage, une forme d'esclavage moderne. Et la psychiatrie n'a pas à remplacer la pénologie.

- La guérison de ladite maladie mentale n'existe pas et n'est pas démontrable. Faux: La maladie n'a pas été démontrée non plus. La cessation de la demande est la guérison.

- La prescription d'une drogue par un médecin transforme la drogue prescrite en médicament et la personne dépendante de la drogue en patient traité. Faux: la prescription déresponsabilise l'usager seulement.

et caetera ...

La psychiatrie est une croyance, une sorte de culte psychopharmacologique.

A mon avis, l'ensemble de ces idées fausses constitue une mythologie, une croyance qui s'entretient et se propage par elle-même. Cet ensemble est le socle d'un complexe mémétique.



Lire:

Explosion de la prévalence des diagnostics psychiatriques:
https://psychiatriedroit.wordpress.com/2017/01/10/folie-en-amerique-centuplement-de-la-prevalence-de-la-maladie-mentale-en-un-siecle/


"Big brother is watching you" dans le film (1956) tiré du roman de G. Orwell "1984".

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire