mercredi 12 novembre 2014

La fumisterie de l'anosognosie psychiatrique

Le recueil du consentement de la personne est à faire dans tous les cas.

Article 36 (article R.4127-36 du code de la santé publique) (commentaires révisés en 2003) :
Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d'exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences.


Mais cette éthique médicale est bafouée par les charlatans.

Au nom de quoi les psychiatres se permettent-ils d'enfreindre ce principe fondamental de l'éthique médicale ? Au nom d'une pseudo-science qui a nom psychiatrie. Pas besoin de prouver quoi que ce soit par l'imagerie ou par l'analyse biologique. Non, non, il suffit au psychiatre de juger son client à sa mine, et de lui coller un "diagnostic" psychiatrique à la figure, et voilà, le tour est joué, la victime est dépouillée magiquement de sa "capacité à consentir", et tout devient permis.


Le bidonnage de l'anosognosie.

L'invention des psychiatres pour justifier cet énorme abus est le détournement du concept neurologique d'anosognosie. Joseph Babinski en 1914 inventa le concept en associant des lésions anatomiques du lobe pariétal de l'hémisphère droit au fait que ces malheureux soldats blessés au front par balles ou éclats d'obus ne semblaient pas conscients de leur état.

Nos psychiatres récupèrent ce concept en affirmant, sans rire, que leurs victimes non consentantes souffrent d'anosognosie. Si vous émettez un doute sur les affirmations non prouvées du charlatan, alors vous souffrez d'une forme psychiatrique d'anosognosie, qui vient conforter, naturellement, le "diagnostic" psychiatrique de "psychose".

Il suffit d'évoquer le "déni" pour faire enfermer de force


Cette grossière imposture va jusqu'à tromper les journaux scientifiques.

On pourrait penser qu'une telle absurdité ne convaincrait personne. Que nenni, les imposteurs persistent et signent, par exemple dans ce papier de 2006, publié par Psychiatry and Clinical Neurosciences:
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1440-1819.2006.01576.x/full

Ces gens ont analysé le cerveau de victimes de la psychiatrie sélectionnées parmi celles qui présentaient des dyskinésies tardives. C'est à dire des pauvres gens qu'on a drogué de force aux neuroleptiques à tel point que leur cerveau a été si bien endommagé qu'ils ont présenté ces complications. Toutes ces victimes ont donc reçu le pseudo diagnostic psychiatrique de schizophrénie. Les auteurs découvrent que les cerveaux de ces victimes sont en général rétrécis en particulier au niveau du lobe frontal, et ils en déduisent fièrement que l'anosognosie des schizophrènes est liée à une altération du lobe frontal !


Une sinistre fumisterie

Pour valider et publier une telle imposture, peut-être faut-il manquer de la circonvolution cérébrale du bon sens ou du lobe de cette humanité qui est capable d'empathie pour ses congénères. Les lésions frontales observées sont le résultat des traitements prolongés au neuroleptiques, tout comme les dyskinésies. L'anosognosie psychiatrique est une fumisterie au service du viol psychiatrique.


Le viol de la personne

Les psychiatres incorporent donc l'anosognosie dans leur jargon pour justifier ce viol de la personne qu'ils prétendent aider: "Anosognosie", qui signifie que le "patient" aurait un "défaut dans le cerveau" qui "l'empêcherait" d'être d'accord avec son psychiatre sur une prétendue "maladie de la personnalité" qu'il aurait "diagnostiqué" et/ou sur sa proposition de "traitement". Notez que c'est très pratique, puisque le psychiatre se dispense lui-même de prouver quoi que ce soit par rapport à cette prétendue anosognosie psychiatrique, pas plus d'ailleurs qu'une lésion supposée de la circonvolution cérébrale du consentement éclairé. Il suffit au psychiatre de la supputer pour vous faire hospitaliser et droguer et torturer généralement contre votre avis et sans votre consentement, et bien sur sans vous informer de quoi que ce soit.




Quand tout est permis, on torture.

Le 4/3/2013 au conseil des droits de l'homme des Nations Unies, à Geneve, le rapporteur spécial sur la torture demanda d'arrêter les interventions psychiatriques forcées comme la médication de restriction mentale forcée, les electrochocs, la psychochirurgie, les contentions et l'isolement, et pour l'abolition des lois qui autorisent le traitement et l'enfermement psychiatrique obligatoire.
Raport UN sur la torture psychiatrique



Le traumatisme lié au non-consentement est sévère: 

Les hospitalisations et soins sans consentements provoquent des syndromes de stress post-traumatiques et des conduites d'évitement. Dans cette étude la moitié des patients sont traumatisés:
http://www.researchgate.net/publication/13608566_Involuntary_admission_and_posttraumatic_stress_disorder_symptoms_in_schizophrenia_patients


Abrogation des lois aberrantes:

Vous trouvez normal que les gens vivent dans la peur ?
Réclamez à votre député l'abrogation des lois aberrantes:
Abrogation des loi n° 2013-869 du 27 septembre 2013, loi n° 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, et lois afférentes.

Au motif de non conformité avec les conventions ONU contre la torture et pour les droits des handicapés, sinon au motif de simple humanité.


Notes:

Sur le rétrécissement de la matière grise après un traitement neuroleptique:
Article du Dr Joanna Moncrieff:
http://www.madinamerica.com/2013/06/antipsychotics-and-brain-shrinkage-an-update/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire