jeudi 27 mars 2014

Le DSM, cette supercherie

Le DSM est une supercherie.

C'est l'aveu même de ses rédacteurs.

Aveu du Dr Allen Frances, directeur du comité de rédaction du DSM-IV, interviewé en 2012 par James Davies:

"Nous savions [en rédigeant le DSM-IV] que la plupart des décisions qui sont intervenues avant cela [héritées du DSM-III et antérieurs] étaient arbitraires."

Et encore:
"Si nous voulions ajouter ou retirer des diagnostics [héritées du manuel DSM-III] il aurait fallu pour cela des preuves scientifiques substantielles; simplement il n'y en avait pas."

"Pas de preuve scientifique substantielle".
Texto. Le DSM, la bible de la psychiatrie est pseudo-scientifique. C'est à peu près aussi scientifique que le serait un moderne traité de démonologie à l'usage des praticiens exorcistes, qui seraient armés de pilules de drogues au lieu d'un goupillon rempli d'eau bénite.


L'incroyable irresponsabilité d'une profession.

Vous avez bien lu: cela signifie que des millions d'adultes, et d'enfants, de par le monde, sont diagnostiqués comme atteints d'une "maladie mentale" et "traités" comme tels, avec ou sans leur consentement, alors qu'il ne sont pas malades.

Prenez bien le temps de réaliser ce que signifient ces quelques lignes, et considérez que les "traitements" en question sont des psychotropes dont certains fort dangereux, réduisant la substance grise, laissant des séquelles, et des convulsions artificielles laissant des séquelles aussi, d'une part, et des mesures d'internement assorties de harcèlement moral, de stigmatisation et de discrimination, d'autre part...

Peut-être que l'eau bénite valait mieux, finalement.


STOP DSM


"Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders", publié fièrement par l'American Psychiatric Association, et qui en est à sa cinquième édition.

L'interview citée est dans le livre: "Cracked. Why psychiatry is doing more harm than good", James Davies, 2012.


Les spécialistes confessent l'absence de preuve scientifique.

Voulez-vous une autre opinion ? En avril 2005, le Critical Psychiatry Network adressa au parlement britannique un memorandum qui explique en gros la même chose:
"La base factuelle sur laquelle notre preuve repose est que la grande majorité des conditions psychiatriques communes (comme la dépression ou la psychose) sont, à la différence d'autres conditions médicales, telles qu'il n'existe pas de preuve pour confirmer le point de vue que ces conditions seraient causées par des désordres sous-jacents dans le fonctionnement du cerveau."

- Absence de commentaire. -


Les rédacteurs du DSM sont achetés par les labos:

Article du New York Times: Plus de la moitié des rédacteurs du DSM IV ont touché de l'argent des labos.

... D'après cet article, on arrive même à 100% de corruption pour certaines sections du manuel.

C'est à dire qu'on peut considérer le DSM comme l'instrument d'une industrie, qui contrôlerait ainsi sa propre prescription, en inventant des maladies, puis en fabriquant les malades qui vont consommer ses produits.


Le DSM, c'est aussi un arsenal répressif:

DSM V:
"Oppositional defiant disorder" 313.81:
Maladie d'opposition:  Si vous êtes un opposant au régime, alors vous êtes malade.

"Conduct disorder" 312:
Maladie des comportements: Un fourre-tout bien commode pour réprimer.

"Antisocial personality disorder" 301.7: 
Maladie de personalité anti-sociale: Pratique pour faire interner les militants.

"Nonadherence to medical treatment" V15.81:
Votre maladie ici consiste à manquer de rigueur dans la prise des drogues obligatoires.

"Religious or spiritual problem" V62.89:
Votre maladie consiste à avoir des opinions religieuses ou spirituelles.


Le bel arsenal répressif que voilà ! Le DSM est un outil idéal pour les dictateurs, fascistes, et intolérants en tous genres. Grâce au DSM, vous ne réprimez pas, vous "traitez". KGB, Gestapo, Inquisition, vous êtes dépassés: Le DSM fait mieux que vous.


C'est toute la psychiatrie qui est pseudo-scientifique.

C'est du moins l'avis des chercheurs qui étudient les sciences, qui notent:
  1. Une longue histoire d'échecs.
  2. Pas de base théorique ancrée dans la réalité biologique.
  3. Se repose sur un livre (le DSM).
  4. Conflits d'intérêt (argent des labos, qui corrompt chercheurs, universités, médecins, associations, presse, abus des systèmes d'assurance, recrutement de nouveaux "malades", création de dépendances).
  5. Absence d'évaluation de la qualité des pratiques.
  6. Ignorance des critiques.
  7. Focalisé sur les symptômes au lieu des causes.
  8. Erreurs de catégorisation: confusion entre réalité et classification arbitraire.
  9. Tentative d'amalgamer des entités complexes en simples catégories.
  10. La préoccupation de consensus et de continuité l'emporte sur les observations empiriques.
  11. Efforts laborieux, torturés, pour élaborer des théories.
  12. Apprêt scientifique de schémas d'escroquerie pour prétendre à la légitimité.
  13. Vaines promesses de s'amender dans le futur.
  14. Attentes non remplies que les autres sciences viendront légitimer la psychiatrie.

Cette liste d'arguments est tirée de cet article:
http://www.evolutionnews.org/2013/05/how_a_scientifi071931.html


Une fausse semiologie: Si on drogue un patient, on n'examine plus le patient mais on examine la drogue.

J'ajouterai à cette liste d'arguments que la sémiologie psychiatrique, sur quoi tout l'édifice repose, est bidon, pour une raison bien simple: C'est qu'en matière psychique, si on drogue un patient, on n'examine plus le patient mais on examine la drogue. La condition supposée sous-jacente n'a jamais été prouvée, et c'est la semiologie de la drogue qui prétend la valider.

Et si l'on enferme sans consentement, ou si l'on menace de le faire, ou si l'on tente de reconditionner mentalement quelqu'un, c'est exactement pareil: on n'examine plus le patient mais on examine les conséquences psychiques et les réactions au viol des droits et de la dignité de quelqu'un.

C'est particulièrement évident avec les termes: "dissociation" et "schizo", du grec "skhizein", mais aussi "réticence", "barrage", "quérulent", "non-compliant", "défi", "opposition". Ce sont des sémiologies du conflit, et ces observations sont directement liées à la coercion pratiquée. Le concept de "dissociation", par exemple, vient de l'étude des "hystériques", c'est à dire des simulateurs, un domaine où le conflit est au coeur de l'affaire. Et voilà, patatras: tout un pan de la psychiatrie est par terre dès lors qu'on exerce son simple bon sens.

Même topo pour les observations faites sur des personnes dont les fonctions supérieures, la sensibilité ou l'appétit à la vie sont altérés par une médication. Vous avez une foule de mots en "a-quelque chose" qui ne sont pas signifiants simplement parce que les gens observés sont médiqués.

La plupart des observations psychiatriques qui sont à l'origine de l'élaboration du système ont été faites sur des personnes contraintes ou médiquées, et c'est une des raisons de son invalidité.


La mise en oeuvre de la psychiatrie constitue un acte de foi.

Si la psychiatrie n'est pas une science, alors elle relève davantage de la croyance. Dans ce cas, la mise en oeuvre des recommendations psychiatriques constitue un acte de foi.

Ajoutez à cela la violence institutionnelle de l'enfermement involontaire et les menaces de traitements imposés dont certains sont assimilables à des tortures, et la psychiatrie institutionnelle devient philosophiquement indiscernable de l'inquisition du moyen âge.


Si la neurologie étudie les maladies du cerveau, alors à quoi sert la psychiatrie ? 

Et bien la réponse donnée par les psychiatres à cette intrigante question existentielle, c'est que la psychiatrie est la science des théories des maladies du cerveau que l'on découvrira dans le futur.
Et pour illustrer ce concept, on explique comment le psychiatre allemand Aloïs Alzheimer a décrit en 1906 la "démence presenile", qui est maintenant reconnue par la communauté scientifique comme une maladie neurologique indéniable et parfaitement prouvée.

Selon ce concept, la psychiatrie serait la seule discipline médicale à ne s'occuper que de théories, tandis que la neurologie serait la seule discipline médicale pour laquelle il ne serait pas légitime d'élaborer des théories...

C'est du moins le genre de conception que les auteurs de DSM V souhaiteraient faire accepter, en mélangeant dans leur épais bouquin, et dans la plus grande confusion, les théories psychiatriques les plus extravagantes avec la fameuse maladie d'Alzheimer, de diagnostic biologique.

Cette conception est un parfait non-sens. En réalité le Dr Alzheimer était un neuropathologiste qui a identifié les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie dans le cerveau des patients décédés. La démence associée aux lésions est un signe neurologique et non pas psychiatrique.

Pauvre neurologie, qui n'aurait pas le droit de développer une sémiologie des capacités intellectuelles supérieures, ni d'essayer d'identifier des entités nosologiques à partir de telles observations !


La nosologie psychiatrique n'est qu'un prétexte.

Si la psychiatrie n'était que la science des entités nosologiques théoriques non encore prouvées de la neurologie, alors on verrait le champ de la psychiatrie se rétracter et se rétrécir en peau de chagrin, au fur et à mesure de la découverte des maladies biologiques correspondant aux entités nosologiques théoriques sus-mentionnées, qui passeraient logiquement du champ théorique de la psychiatrie, vers le champ biologique de la neurologie.

Ce n'est pas le cas !

Bien au contraire, la nosologie psychiatrique ne fait que s'enfler de manière exponentielle, à la manière du crapaud de la fable de La Fontaine, qui voulut tant se faire passer pour un boeuf.

Je ne résiste pas au plaisir de citer l'excellent moraliste Livre 1, Fable 3:

Une Grenouille vit un Bœuf,
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s’étend, et s’enfle et se travaille,
Pour égaler l’animal en grosseur ;
Disant : Regardez bien, ma sœur,
Est-ce assez ? dites-moi ? n’y suis-je point encore ?
Nenni. M’y voici donc ? Point du tout. M’y voilà ?
Vous n’en approchez point. La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs ;
Tout petit Prince a des Ambassadeurs :
Tout Marquis veut avoir des Pages.

Et c'est ainsi que le DSM, la référence de nos chers psychiatres, pas plus sages que cela, tend à s'enfler si bien qu'il en va sûrement crever.

1917: l'APA reconnait 59 troubles psychiatriques.
1952, DSM I, 106 troubles psychiatriques.
1968, DSM II, 182 troubles psychiatriques.
1980, DSM III, 265 troubles psychiatriques.
1987, DSM IIIR, 292 troubles psychiatriques.
1994, DSM IV, 297 troubles psychiatriques.
2000, DSM IVTR, 422 troubles psychiatriques.
2013, DSM V, 954 troubles psychiatriques.

Notez que ces irresponsables charlatans parlent bien dans ce livre de diagnostics et non pas de théories. Si l'enflure nosologique est patente, elle n'est rien comparée à l'explosion du nombre de malheureux, dont pas mal d'enfants qui n'en peuvent mais, "diagnostiqués" et "traités", contents ou pas, par rapport à des maladies qui n'existent pas. C'est l'ingénierie d'épidémies de pseudo-maladies.

Et pourquoi est-ce ainsi, monsieur ? C'est parce que la psychiatrie n'est pas l'observation ingénue des fonctions supérieures du cerveau. Toute la psychiatrie n'est en réalité qu'un prétexte, c'est une machine à fabriquer des maladies, et à fabriquer des malades.


L'objet de la psychiatrie est insaisissable.

Il suffit de parcourir les critères de diagnostic définis dans le DSM pour réaliser qu'on a affaire à un salmigondis. Pêle-mêle, on y retrouve pour chaque "maladie", une association à géomètrie variable de considérations sociales, de jugements de valeur, de considérations culturelles, et d'interprétations subjectives de phénomènes de ceci ou cela, au petit bonheur la malchance de tomber sur un praticien dont les intérêts ou les opinions ne seraient pas favorables au patient. C'est à dire que l'objet de la psychiatrie est insaisissable.

C'est parce que ce DSM représente un effort destiné à faire rentrer la réalité dans un schéma construit sur des prémices erronés. Ces prémices sont ceux de la "maladie mentale" constitutionnelle, à diagnostiquer et à prendre en charge par des moyens "médicaux", de coercion, de pharmacologie, de psychochirurgie et de reconditionnement : le résultat de ces efforts est une farce grotesque, qui nie l'humanité de chacun. Cette psychiatrie-là représente une prétention de normalisation universelle à la fois sinistre, dangereuse, et dystopique.


Finalement, les auteurs du DSM V ont bien travaillé.

Oui, car en poussant à bout la mécanique de l'imposture, en étalant son caractère grotesque de façon si large que les non-médecins, et en particulier les consommateurs y ont accès, les auteurs du DSM ont permis d'exposer la supercherie.

On réalisera alors que c'est toute la psychiatrie, cet énorme échaffaudage, qui repose sur des mystifications pseudo-scientifiques héritées du 19ème siècle.


La fin de la psychiatrie, c'est l'enterrement du 19ème siècle.

Psychose, névrose, borderline: Ces mots, les plus utilisés, ne correspondent pas à la réalité, ce sont des chimères, des théories sans fondement, et elles n'ont pas été prouvées. Pire, la barbarie du passé a été conservée avec les théories: ce sont les efforts pour briser la personnalité des enfermés récalcitrants, par la coercion, par la torture, par le reconditionnement, et au moyen des dommages cérébraux.






Note:
Le DSM est tellement une référence que même l'Agence du médicament, en France, s'y réfère, dans sa version IV du moins, pour valider telle ou telle indication.
http://ansm.sante.fr/

Sur les nouvelles épidémies:
Robert Whitaker: "Anatomy of an epidemic: magic bullets, psychiatric drugs, and the astonishing rise of mental illness in America", 2010.

Une autre opinion ?
ISEPP: International Society for Ethical Psychology and Psychiatry
http://www.psychintegrity.org/isepp_statement_on_the_dsm5.php

La psychiatrie n'a jamais établi la preuve de ses présupposés, article Dr Philip Hickey, juin 2014
http://www.behaviorismandmentalhealth.com/2014/06/26/lingering-doubts-about-psychiatrys-scientific-status/


@Jules Malleus 2014

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