jeudi 27 mars 2014

Le schéma de l'escroquerie à la maladie mentale

"Le monde n'a jamais manqué de charlatans :
Cette science, de tout temps, fut en professeurs très fertile."
Jean de La Fontaine, Fables, Le Charlatan, Livre VI, fable 19.

Charlatanisme: Art d'exploiter la crédulité d'autrui érigé en système.
Le charlatanisme est une escroquerie, et une escroquerie repose sur un schéma.

L'idéologie du tout-médical.

Vous êtes monsieur, madame Tout-le-monde.
Influencé(e) par l'idéologie du tout-médical, vous décidez de consulter parce que vous vous sentez de temps en temps, pas bien, anxieux(se), fatigué(e), triste, insomniaque ou insatisfait(e).

Le Docteur André vous reçoit, vous examine, puis vous dit: "Vous n'avez rien, vous m'importunez. Allez-vous-en."

Le Docteur Boris vous reçoit, vous examine, puis vous dit: "Vous avez bien fait de consulter (une phrase rituelle qui signifie exactement son contraire). Vous allez prendre ceci et cela", et il vous prescrit quelque homéopathie, oligo-élément, magnésium, vitamine ou autre placebo.

Le Docteur Charles vous reçoit, ne vous examine quasiment pas, mais vous observe et vous fait parler quelque peu, puis vous dit: "Nous savons de quoi vous souffrez, nous connaissons bien le problème, nous comprenons votre besoin." Puis il va vous prescrire un calmant ou bien quelque autre drogue à caractère psychotrope et ensuite il va fixer le prochain rendez-vous.

A votre avis quel est le meilleur médecin ?

(Réponse: Quoique malpoli, le docteur A est le meilleur et le plus rare. Le docteur B est compétent, diplomate et menteur, c'est le cas le plus fréquent. Mais le docteur C est franchement malhonnête.)

Grâce au concept de la "maladie mentale", le docteur Charles va se permettre de caractériser votre problème avec un mot tiré du jargon psychiatrique: Vous sortirez de son cabinet convaincu(e) d'être atteint(e) d'une maladie alors que vous n'avez rien et vous risquez de devenir dépendant(e) d'une drogue. Vous renoncerez probablement à tenter de changer ce qui ne serait pas satisfaisant à ce moment dans votre vie.


C'est le schéma de la maladie mentale:

"Votre problème est une maladie du cerveau: croyez-nous, faites nous confiance, ayez foi en nous: nous savons, et vous ne savez pas. Cette maladie, nous la diagnostiquons, nous la prenons en charge, nous la traitons, nous vous assurons, nous vous guérirons."

Vous consultez l'homme de science pour un problème vous concernant. "Pas de problème", vous dit-il, "Le problème est dans votre tête, c'est à dire que vous souffrez d'une maladie du cerveau, et c'est cela qui vous ennuie. Vous avez bien fait de consulter, car mes collègues et moi, nous sommes très savants, et nous somme si savants que vous ne pourriez pas appréhender la complexité de tout ce que nous savons. Alors, n'essayez même pas, mais faites nous confiance, car tout le monde nous fait confiance, et même l'état et la justice nous font confiance. Notre science va nous permettre de diagnostiquer votre maladie du cerveau, et armé de cette connaissance, nous allons pouvoir prédire l'évolution de votre problème, le prendre en charge et le traiter. Si votre maladie vous handicape, grâce à nous, vous serez pris en charge socialement aussi. Votre problème nous intéresse tant que vous pourrez venir nous en parler régulièrement, selon nos conditions. Nous demandons seulement votre confiance, ayez foi en nous, ayez foi en la science. Ayez bon espoir que nous parviendrons à vous guérir, sinon aujourd'hui, du moins dans le futur car notre science progresse à grand pas. Et afin d'atténuer votre anxiété vis à vis de votre problème, devenu une maladie et par rapport à sa prise en charge, ne vous inquiétez pas, nous décidons de tout, vous n'aurez qu'à obéir et bien suivre vos traitements. Plus de soucis, plus de responsabilités, plus de décisions à prendre, à assumer, nous assumerons tout cela à votre place. Grâce à nous le bonheur vous attend."

Et voilà: plus de soucis, abracadabra, le problème est résolu, et tout le monde est content.


Ce schéma est celui d'une escroquerie: il prétend répondre à des besoins qui ne sont pas d'ordre médical.

Dans l'exemple proposé votre besoin est de communiquer, d'être rassuré(e), de comprendre, et d'agir. Ecoute, empathie, honneteté, confiance, conseil: Communiquer pourrait être pris en charge par n'importe quel ami ou conseiller. Le meilleur sera capable de vous aiguiller au besoin vers une assistante sociale, un conseil conjugal, professionnel, une association, un syndicat ou un avocat, c'est à dire d'entamer une démarche personnelle de résolution de vos conflits. Mais le seul besoin couvert ici est celui du docteur Charles: il s'assure une rente et conforte sa situation, il médicalise et pérennise votre problème: il est devenu nécessaire.

Voyez-vous l'idéologie psychiatrique est taillée sur mesure pour répondre à TOUTES les demandes. (l'usage des majuscules sert à vous amener à réaliser qu'il s'agit d'une idéologie à caractère totalitaire).


"Ton enfant te déçoit, fais-le "soigner". Ta femme t'agace, fais-la interner. Celui-ci nous est insupportable, faisons-le psychiatriser. "

Le fils Xavier ne semble pas être un génie, ses parents sont fâchés du carnet de notes, le médecin "diagnostique" un "déficit de l'attention avec hyper-activité" et prescrit une amphétamine au gamin.

Monsieur et madame Yvan se disputent, mais monsieur ne veut pas divorcer parce qu'il s'est marié devant Dieu. Quand madame est fatiguée et bien énervée, monsieur Yvan insiste et l'emmène presque de force auprès du psychiatre. Celui-ci 'diagnostique' un "épisode maniaque" et envoie madame Yvan en "cure de sommeil" dans un établissement privé dit "maison de repos".

Monsieur Zaccharie aime nomadiser et certains estiment que sa présence ne correspond pas à l'image qu'il ont de leur village. Un soir, les policiers l'amènent aux urgences. Monsieur Zaccharie n'a commis aucune infraction particulière, mais il semble fâché, énervé, et son discours est jugé plus ou moins décalé et plus ou moins cohérent. Le médecin suppute une "schizophrénie paranoïde", injecte des neuroleptiques sédatifs et le fait placer.

Ton enfant te déçoit, il-elle se rebelle, alors fais-le "soigner" ! Il sera plus facile à discipliner, il se soumettra, il obéira.

Ta femme t'agace, mais tu ne veux pas divorcer, alors fais-la interner ! Cela va la calmer et elle deviendra plus soumise, plus docile.

Celui-ci nous est insupportable, il ne croit pas les mêmes choses que les autres, il ne veut pas les mêmes choses que les autres, il nous "dérange", il "déraille", c'est un "déviant", alors faisons-le psychiatriser ! Débarrassons-nous ainsi de cet encombrant. Et cela deviendra un exemple de la punition qui attend ceux qui ne se conforment pas.

Dans ces trois cas, notez bien que le médecin a répondu à la demande des parents X, du mari Y, et des policiers. Ni l'enfant X, ni madame Y, ni monsieur Z n'ont formulé de demande ni exprimé de consentement. Pourtant le médecin pense qu'il est au service de ses "patients". Le schéma de la "maladie mentale" est l'artifice qui permet au médecin de transformer un abus en pratique légitime. Les vraies victimes de l'abus sont l'enfant X, madame Y, et monsieur Z.

Le service qu'a fourni le médecin est de nature disciplinaire. Le médecin a convaincu l'enfant X que ses parents avaient tout pouvoir pour le faire droguer si ses efforts scolaires paraissent insuffisants. L'enfant va vivre dans la peur. Les parents X pourront exercer leur chantage sur leur enfant par le futur. Le médecin a aidé monsieur Y à ne pas assumer ses contradictions et à ne pas dialoguer avec sa femme. Le traitement va convaincre madame Y qu'elle est porteuse d'une espèce de tare, qu'elle est impuissante à changer sa condition et qu'elle n'a pas d'autre choix que de se soumettre à son mari, de renoncer à négocier et de se taire dans le futur. Le médecin a exercé en fait la violence conjugale de monsieur Y sur madame Y par délégation, et sa main a été plus lourde. Le médecin s'est mis au service de l'intolérance, il a conforté monsieur Z dans sa conviction que la société le rejetait et voulait lui retirer sa liberté et détruire sa personnalité.

L'enfant X est "corrigé" par une drogue qui a des chances de présenter des effets secondaires sérieux, son corps et sa psyché ne lui appartiennent pas. Madame Y est rééduquée dans la soumission à son mari et à l'autorité médicale, on lui inculque par la pharmacologie l'amnésie qui permettra d'occulter, de nier que sa "maladie" est en fait un conflit conjugal. Monsieur Z est brisé dans sa personnalité par la violence institutionnelle et la camisole chimique. Grâce au concept de la "maladie mentale", ces trois abus très sérieux ne sont pas considérés comme des abus mais comme des "traitements" légitimes, nécessaires et bénéfiques aux "patients".

Le schéma de la "maladie mentale" permet au médecin d'ignorer qu'il a nui gravement à ces trois personnes. Au contraire, il peut se persuader qu'il a contribué à les "soigner" et à faire "prendre en charge" leur "pathologie".




Le docteur Diafoirus, Molière, "le malade imaginaire", gravure d'Honoré Daumier ( http://www.honore-daumier.com/ )


Une machine à fabriquer des maladies.

Chacune des trois "maladies" est imaginaire mais chacune des trois a de bonnes chances de devenir pérenne, quoique leur dénomination puisse évoluer.  L'enfant X va réaliser que ses parents ne l'aiment pas pour lui-même mais souhaitent seulement l'utiliser pour eux-mêmes comme un objet de prétention et de réussite sociale. Il va les détester secrètement, de façon insupportable, et il ne parviendra pas à obtenir les notes qui sont exigées de lui. Il pourra manifester sa souffrance, tenter de se réapproprier son corps, par des actes dirigés contre son corps, comme la consommation de drogue, qui seront interprétés aussi comme une "maladie mentale" ou son évolution. Madame Y va éprouver la tristesse et le renoncement, elle ne s'alimentera pas correctement, comme une façon d'exprimer son refus de la situation et le métabolisme du jeûne s'accompagnant d'une phase hyper-active, cela va l'amener à tenter d'exprimer sa souffrance au téléphone à tous ceux qu'elle peut contacter. Un tel comportement va être interprété par le psychiatre comme une "rechute" dans une "psychose maniaco-dépressive". Le cycle va ensuite se répéter. Monsieur Z sortira mentalement détruit de l'institution. Une amnésie partielle est probable. Son potentiel intellectuel a pu être altéré par le traitement. Il pourra présenter des raideurs, des grimaces, des sortes de tics bizarres qui sont les effets secondaires des neuroleptiques. Son dossier le suivra.

Les trois "maladies" résultent de conflits et non de conditions pathologiques. Parce que les conflits demeurent et sont exacerbés par l'abus, les fausses maladies qu'ils ont produit vont probablement continuer aussi et se compliquer des conséquences des faux traitements. Ces complications renforceront la conviction des soignants que le "diagnostic" initial était légitime. Et tout problème futur sera interprété au travers du filtre de ce "diagnostic" initial et de cette histoire cumulative.

Dans les trois cas il y a abus et l'éthique médicale est bafouée. Mais grâce au schéma de la "maladie mentale", ceux dont les demandes ont été satisfaites par l'abus d'autrui n'ont fait que s'adresser à l'autorité: ils sont innocents, ils ont "bien" agi. Les parents X ne torturent pas leur enfant mentalement et physiquement mais sont seulement des parents soucieux de la santé et de l'avenir de leur enfant. Monsieur Y n'est pas un mari abusif mais un bon époux qui visite sa femme tous les jours à la clinique et qui se dévoue financièrement pour la faire "soigner" le mieux possible. La société n'est pas répressive et destructrice envers monsieur Z mais socialement concernée, généreuse et responsable.

Voilà toute l'escroquerie: c'est le schéma de la "maladie mentale" et sa mise en application c'est le modèle de prise en charge par le système médical des demandes non-médicales, sous la forme d'un "diagnostic" et d'un "traitement" psychiatrique.


Un système qui ressemble fort à une religion.

Selon mon opinion, la psychiatrie n'est pas une discipline médicale. La neurologie suffit à s'occuper des maladies du cerveau. Au contraire, la psychiatrie représente un choix, qui consiste à favoriser une approche répressive, chimique des problèmes existentiels, au détriment d'autres approches possibles, qui sont en même temps délégitimisées et discréditées. Ainsi la psychiatrie représente-t-elle la mise en oeuvre d'un positivisme extrême, intolérant: elle est avant tout un dogme, à la manière d'une idéologie, d'une religion. Il s'agit d'un dogmatisme de l'esprit, d'une prétention à connaître et à catégoriser la psyché humaine de manière extensive, scientifique, dans une perspective de prise en charge standardisée, collective, publique, coercitive, à la manière médicale.

La psychiatrie s'appuie en partie sur la médecine et sur la pharmacologie et cet aspect scientifique masque l'autre visage de la psychiatrie qui est dogmatique, idéologique et quasi-religieux. C'est le concept de la "santé mentale", c'est la prétention à médicaliser tous les aspects de la condition humaine.

Cet aspect idéologique voire quasi-religieux se caractérise par des pratiques typiques des religions qui sont l'exploitation de la peur, l'humiliation, la déresponsabilisation, l'endoctrinement, le recrutement, l'élévation des pouvoirs d'une caste au dessus du commun des mortels, et la désignation de boucs émissaires. On observe des rituels de consommation de drogue et la persécution des victimes désignées s'apparente à des sacrifices humains. Il y a un investissement financier, politique, culturel, sémantique. On pourrait presque parler de l'église de psychiatrie, religion d'état.


Un projet de société déshumanisant.

La psychiatrie véhicule aussi un projet de société, la prise en charge des problèmes de société qui vont du mal-être existentiel à la criminalité. Ainsi prétend-elle s'occuper non seulement de nos comportements, mais encore de nos pensées, de nos états d'âme, de nos personnalités, et soigner l'âme. En justice, elle prétendrait presque évaluer scientifiquement si quelqu'un est susceptible de devenir un criminel ou de le redevenir, et en tout cas si un criminel avéré doit être puni conformément à la loi, ou bien si il est "irresponsable" de ses actes à la manière d'un "possédé" moderne.

La "santé mentale" pour tous représente le projet d'une société parfaite sans crimes, sans suicides, sans questions existentielles, sans passions, sans excès. C'est la dystopie de la normalisation mentale de chacun et la "prévention" et le "traitement" des déviations par rapport à la norme. (Une dystopie est une utopie qui ne marche pas, mais qui aboutit au contraire à un système inhumain, cauchemardesque.)

C'est la confusion entre science et idéologie qui empêche de séparer l'état de la composante idéologique de la psychiatrie, de la même manière qu'on sépare l'état de la religion. Elle empêche la critique de la psychiatrie en tant qu'idéologie. Elle protège l'institution psychiatrique du regard critique des non-médecins et non-psychiatres. Elle favorise l'appropriation de ressources fiscales par un projet social dystopique. La même confusion tend à escamoter le débat politique sur ce projet social.

Psychiatrie signifie médecine de l'âme. Mais s'est-on seulement interrogé si la démarche est légitime de vouloir médicaliser notre âme ?

La psychiatrie prétend prendre en charge et "guérir" les comportements inappropriés à la réalité ou bien jugés inappropriés par sa clientèle ou par l'idéologie qu'elle représente. Mais au nom de quoi s'arroge-t-elle le droit de définir pour tous ce qui est normal et ce qui ne l'est pas ? Les procédés qu'elle promeut pour cette prise en charge sont-ils volontaires, respectueux du droit à l'information et généralement des droits de l'homme, ou même simplement bénéfiques ?

La psychiatrie prétend prendre en charge l'internement de certains criminels et définir si ils sont ou non responsables de leurs actes. Sa prétention politique, qui s'appuie sur la demande sécuritaire, est de protéger la société de certains aspects de la criminalité, en "soignant" des "conditions" de l'âme qu'elle estime susceptible de provoquer des crimes. Je trouve une telle prétention ahurissante et je pense qu'elle n'a jamais été prouvée. Au moyen d'une telle prétention, en s'arrogeant un pouvoir de coercion, chimique ou institutionnel, la psychiatrie réalise des procès d'intention, sans jugement, sans recours. Un tel passe-droit élève les psychiatres au rang de juges sans tribunal, jugeant des crimes qui n'ont pas eu lieu, avec carte blanche pour prescrire la violence de l'incarcération et des "traitements" imposés, et un chèque en blanc sur les cotisations obligatoires.

J'estime que la sécurité est l'affaire des policiers et du système pénal sous l'autorité des juges. Les "médecins de l'âme" et autres charlatans n'ont rien à y faire. Prétendre certifier quoi que ce soit en psychiatrie, prétendre à une quelconque expertise en psychiatrie, c'est comme prétendre à une expertise en théologie.

La psychiatrie finalement tend à prétendre évaluer et catégoriser de plus en plus tous les aspects de notre existence. Elle tendrait à s'arroger le droit de manipuler au moyens de drogues, de restrictions de libertés, de menaces et d'une propagande pseudo-scientifique tous les aspects de notre vie privée: c'est le projet dystopique de l'idéologie psychiatrique. (Un aspect pseudo-scientifique évident c'est que la psychiatrie définit elle-même les outils de sa propre évaluation. Elle s'auto-évalue au milieu d'intérêts financiers majeurs. Voir les autres dossiers sur blog: DSM, Big Pharma).


Notes:
En 2001 à Berlin, le Tribunal Russel a jugé les violations des droits de l'homme en psychiatrie, Le verdict majoritaire a dénoncé de sérieux abus, l'usage de la force et l'absence de transparence. Lien en anglais:



La dystopie psychiatrique s"est manifestée de façon accablante en particulier dans la répression des dissidents et leur "rééducation" dans les pays du bloc Soviétique, en Chine communiste, et dans l'implication de l'idéologie dans les programmes d'eugénisme et de stérilisation aux États-Unis ainsi que dans l'entreprise d'extermination de l'Allemagne nazie.


Sceau du Tribunal du Saint Office de l'Inquisition, Espagne, image wikipedia.


Lire sur la machine à fabriquer des malades:
Robert Whitaker: "Anatomy of an Epidemic: Magic Bullets, Psychiatric Drugs, and the Astonishing Rise of Mental Illness in America", 2011

The Myth of the Chemical Cure: A Critique of Psychiatric Drug Treatment Paperback – 9 Sep 2009
by Dr Joanna Moncrieff


Toxic Psychiatry: Why Therapy, Empathy and Love Must Replace the Drugs, Electroshock, and Biochemical Theories of the "New Psychiatry" Paperback – August 15, 1994
by Peter R. Breggin (Author)
Lire sur la comparaison entre psychiatrie et inquisition, Thomas Szasz, "The Manufacture of Madness: A Comparative Study of the Inquisition and the Mental Health Movement."

Note pour les cinéphiles: une dystopie pharmacologique extrême est décrite dans le film Equilibrium (Kurt Wimmer, 2002): le contentement est obligatoire, tous les citoyens doivent se droguer au Prozium. Les états d'âme, les émotions sont bannies, une brutale inquisition sévit.
Sur le même thème, voir aussi THX1138, Georges Lucas, 1971.

Sur le web:
Les troubles mentaux ne sont pas des maladies, par Thomas Szasz, 2000:
http://www.szasz.com/usatoday.html

@Jules Malleus 2014

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